jeudi, 15 octobre 2009
Où il est question de pression(s)
Voici un petit texte écrit sur mon lieu de travail :
« Bonjour, je vous appelle car mon frère m’a dit que vous aviez une guitare espagnole. Est-ce que c’est possible de la réserver ? »
C’est funky d’écouter le dernier Franz Ferdinand en open space. C’est encore plus funky d’écouter les conversations téléphoniques personnelles des « collègues » en faisant semblant d’écouter Franz Ferdinand.
C’est risqué de faire un entretien téléphonique pour un poste dans le hall d'un cinéma, avant la séance de 17h50. C’est encore plus risqué d’imprimer son badge électronique et une dizaine de CV pour un forum de recrutement dans sa corpo-entreprise actuelle.
C’est gras de manger un croissant au beurre en rédigeant des documents sur son ordinateur professionnel. C’est encore plus gras de crier « Bite » dans une soirée bobo (donc parisienne).
C’était en direct live du siège de ma corpo-entreprise à 13h25.
La Konamav Corp s’enlise mais résiste malgré son rachat.
De retour au siège de la Konamav Corp. 01h09.
Récemment, la Konamav Corp s’est vue proposer une délocalisation dans une ville de l'Est français pour une durée indéterminée. Si le comité de direction refuse la proposition qu’il est inconcevable de refuser, la fin des activités corporate de l’entreprise est inéluctable. Il est vrai que la Konamav Corp songe sérieusement à se restructurer et à réorienter son business. La question est « vers où ». Une délocalisation dans l’Est signifierait que la société devrait abandonner ses projets de développement dans l’industrie musicale et du livre, sans compter ses objectifs nippons.
J’ai choisi. Je dois faire passer ma décision avec le plus de vaseline possible pour sauver mon honneur et ma carrière. Il suffit de dire « non ».
01:29 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
dimanche, 11 octobre 2009
Les soirées parisiennes
« Les cacahouètes, des qualités gustatives et nutritionnelles : Les cacahouètes sont en effet sources de protéines et riches en fibres. » Je remercie Benenuts pour m’apprendre, que finalement, manger des cacahouètes est bon pour ma santé.
20h10. La nuit tombe déjà trop tôt. Dredi dernier, j’ai eu un entretien. Avec deux beaux hommes sûrement à peine plus âgés que moi. J’ai totalement foiré l’entrevue, faisant preuve de nervosité parce que 1 – je n’aime pas mon métier, 2 – j’avais l’impression d’être pénétrée par le type en face de moi qui ressemblait étrangement à Jemaine Clement de Flight of the Conchords, 3 – j’étais totalement indifférente quant à l’issue de cet entretien.
Sadi midi je pars à Malakoff pour aller acheter la parfaite table basse à 30 euros. Je ne pensais pas que porter 11 kilogrammes dans le tramway et le bus et sur mes cinq étages le ventre vide m’aurait achevé… Le soir, direction Bastille pour boire des cocktails avec Aspho. Ayant atteint un taux d’alcoolémie enfin décent, nous partîmes pour aller s’incruster à la fête d’un de mes voisins, qui avait laissé un mot dans toutes les boites aux lettres de l’immeuble dont la mienne « J’organise une fête. Je vous prie de bien vouloir nous excuser pour la gêne qui pourrait en résulter. Vous pouvez venir vous joindre si le cœur vous en dit ». J’apportais donc la bouteille que j’avais pris le soin d’acheter la veille, la bouteille de vin blanc mousseux des Dieux (de chez Ed, 1,09 euros TTC). La soirée était remplie de pouffiasses parisiennes (pléonasme ?) vêtues de legging en motifs léopard avec le t-shirt « Mick » ou « Rock », et de futurs bons consultants en chemises / jeans levi’s : collègues d’écoles de notre hôte qui a fait une école d’ingénieur et un master dans une prestigieuse grande école de commerce parisienne. Aspho était décidée à trasher la soirée et les loosers montraient enfin le bout de leur nez pour me « séduire ». Car oui, moi, Konamav, je suis un aimant à loosers. J’ai eu le droit à une danse avec notre hôte et une carte de visite d’un insupportable consultant / chef de la SSII qu’il a monté. Je me suis reveillée en ce Gromanche, épuisée. Mais je ne pouvais dérober au traditionnel « Culture et Drague » du Gromanche. J’ai donc été à Beaubourg. Mes courbatures et moi apprécions à cet instant l’inaction.
Et demain, une nouvelle semaine, encore, à fuir et à ignorer, parce qu’il le faut. Et comment faire pour tourner la page lorsque certaines choses restent à l’état de fantasme ? Comment résister ? Fuir et ignorer ne suffit pas. Mais il le faut
20:42 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 04 octobre 2009
Où il est question de week end des Dieux
J’ai passé la semaine à ne pas répondre aux coups de fil des RH et à faire de la mise en forme PowerPoint. La soirée de Dredi dernier arrivait donc à point, je n’avais pas bu de la semaine et j’avoue, peu mangé : 5 repas, 5 jours. La pinte et le Cosmopolitain ont eu vite fait de m’achever, le reste de mon cerveau a brulé avec mes marlbos. Je me souviens juste qu’Aspho a parlé à des Suisses sans intérêt, que Jaune a arrêté de boire assez tôt, que Fanchie nous a payé sa tournée de barquettes de frites et que le tout a fini par danser dans les backrooms de la Lib’. Le lendemain, je me suis forcée à passer 40 minutes dans le RER à 13h pour aller à Vallée Village. J’ai du me retenir de vomir sur les cachemires Zadig et les robes Ventilo. Le soir, direction la banlieue Nord pour aller rendre visite à une copine de l’ESC et son garçon de deux ans. Oui, il m’a fallut deux années pour avoir le « courage » (ou l’inconscience) d’aller voir la chose. Il est inutile de préciser que toute l’attention était portée sur le gamin qui se faisait un plaisir de nous distraire par ses cris, ses caprices et son envie irrésistible de monter et descendre du canapé tout neuf déjà en piteux état. J’ai échappé de très peu à un jet de pot Petits Filous mais pas à la claque que le machin m’a réservée la seule fois où j’ai daigné le regarder et jouer avec lui. A 22h30, j’étais épuisée de l’avoir regardé, de ne pas avoir pu discuter normalement avec sa mère. Alors nous sommes parties nous noyer dans la Nuit Blanche.
Arrivée devant la projection de la vidéo de Needle Woman in Paris, j’ai aperçu la sœur du PL en train d’embrasser goulument un type, entourée de ses copines. Ces quelques secondes pendant lesquelles je l’ai vue ont fait remonter en moi tous les mauvais souvenirs et les raisons qui ont fait que j’ai mis fin à cette relation. J’avoue que j’ai éprouvé un soupçon de nostalgie, celle que l’on éprouve quand on a juste besoin d’un geste tendre d’un garçon aimant. Puis la toile sur laquelle on pouvait voir une femme au milieu d’une rue bondée s’est déchirée. Alors nous sommes parties, direction Notre Dame puis Chatelet, où nous avons fini par hasard devant Hystéria.
Une cigarette, un verre de vodka avant de divaguer sur France 2 tout en écoutant n’importe quoi et j’attaque une nouvelle semaine, la dernière ?
23:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





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