dimanche, 11 octobre 2009

Les soirées parisiennes

« Les cacahouètes, des qualités gustatives et nutritionnelles : Les cacahouètes sont en effet sources de protéines et riches en fibres. » Je remercie Benenuts pour m’apprendre, que finalement, manger des cacahouètes est bon pour ma santé.

20h10. La nuit tombe déjà trop tôt. Dredi dernier, j’ai eu un entretien. Avec deux beaux hommes sûrement à peine plus âgés que moi. J’ai totalement foiré l’entrevue, faisant preuve de nervosité parce que 1 – je n’aime pas mon métier, 2 – j’avais l’impression d’être pénétrée par le type en face de moi qui ressemblait étrangement à Jemaine Clement de Flight of the Conchords, 3 – j’étais totalement indifférente quant à l’issue de cet entretien.

Sadi midi je pars à Malakoff pour aller acheter la parfaite table basse à 30 euros. Je ne pensais pas que porter 11 kilogrammes dans le tramway et le bus et sur mes cinq étages le ventre vide m’aurait achevé… Le soir, direction Bastille pour boire des cocktails avec Aspho. Ayant atteint un taux d’alcoolémie enfin décent, nous partîmes pour aller s’incruster à la fête d’un de mes voisins, qui avait laissé un mot dans toutes les boites aux lettres de l’immeuble dont la mienne « J’organise une fête. Je vous prie de bien vouloir nous excuser pour la gêne qui pourrait en résulter. Vous pouvez venir vous joindre si le cœur vous en dit ». J’apportais donc la bouteille que j’avais pris le soin d’acheter la veille, la bouteille de vin blanc mousseux des Dieux (de chez Ed, 1,09 euros TTC). La soirée était remplie de pouffiasses parisiennes (pléonasme ?) vêtues de legging en motifs léopard avec le t-shirt « Mick » ou « Rock », et de futurs bons consultants en chemises / jeans levi’s : collègues d’écoles de notre hôte qui a fait une école d’ingénieur et un master dans une prestigieuse grande école de commerce parisienne. Aspho était décidée à trasher la soirée et les loosers montraient enfin le bout de leur nez pour me « séduire ». Car oui, moi, Konamav, je suis un aimant à loosers. J’ai eu le droit à une danse avec notre hôte et une carte de visite d’un insupportable consultant / chef de la SSII qu’il a monté. Je me suis reveillée en ce Gromanche, épuisée. Mais je ne pouvais dérober au traditionnel « Culture et Drague » du Gromanche. J’ai donc été à Beaubourg. Mes courbatures et moi apprécions à cet instant l’inaction.

Et demain, une nouvelle semaine, encore, à fuir et à ignorer, parce qu’il le faut. Et comment faire pour tourner la page lorsque certaines choses restent à l’état de fantasme ? Comment résister ? Fuir et ignorer ne suffit pas. Mais il le faut

dimanche, 04 octobre 2009

Où il est question de week end des Dieux

J’ai passé la semaine à ne pas répondre aux coups de fil des RH et à faire de la mise en forme PowerPoint. La soirée de Dredi dernier arrivait donc à point, je n’avais pas bu de la semaine et j’avoue, peu mangé : 5 repas, 5 jours. La pinte et le Cosmopolitain ont eu vite fait de m’achever, le reste de mon cerveau a brulé avec mes marlbos. Je me souviens juste qu’Aspho a parlé à des Suisses sans intérêt, que Jaune a arrêté de boire assez tôt, que Fanchie nous a payé sa tournée de barquettes de frites et que le tout a fini par danser dans les backrooms de la Lib’. Le lendemain, je me suis forcée à passer 40 minutes dans le RER à 13h pour aller à Vallée Village. J’ai du me retenir de vomir sur les cachemires Zadig et les robes Ventilo. Le soir, direction la banlieue Nord pour aller rendre visite à une copine de l’ESC et son garçon de deux ans. Oui, il m’a fallut deux années pour avoir le « courage » (ou l’inconscience) d’aller voir la chose. Il est inutile de préciser que toute l’attention était portée sur le gamin qui se faisait un plaisir de nous distraire par ses cris, ses caprices et son envie irrésistible de monter et descendre du canapé tout neuf déjà en piteux état. J’ai échappé de très peu à un jet de pot Petits Filous mais pas à la claque que le machin m’a réservée la seule fois où j’ai daigné le regarder et jouer avec lui. A 22h30, j’étais épuisée de l’avoir regardé, de ne pas avoir pu discuter normalement avec sa mère. Alors nous sommes parties nous noyer dans la Nuit Blanche.

Arrivée devant la projection de la vidéo de Needle Woman in Paris, j’ai aperçu la sœur du PL en train d’embrasser goulument un type, entourée de ses copines. Ces quelques secondes pendant lesquelles je l’ai vue ont fait remonter en moi tous les mauvais souvenirs et les raisons qui ont fait que j’ai mis fin à cette relation. J’avoue que j’ai éprouvé un soupçon de nostalgie, celle que l’on éprouve quand on a juste besoin d’un geste tendre d’un garçon aimant. Puis la toile sur laquelle on pouvait voir une femme au milieu d’une rue bondée s’est déchirée. Alors nous sommes parties, direction Notre Dame puis Chatelet, où nous avons fini par hasard devant Hystéria.

Une cigarette, un verre de vodka avant de divaguer sur France 2 tout en écoutant n’importe quoi et j’attaque une nouvelle semaine, la dernière ?

jeudi, 24 septembre 2009

So glad

Elle est bonne, cette cigarette. Cette vodka aussi.

Il faut que je vomisse tout ça, mais je n’y parviens pas. Un échec en cache un autre. Mais je continue. Il faudrait que quelqu’un me dise d’arrêter peut être. Je me console avec ce que j’ai de mieux : une cigarette. Et une vodka aussi.

La volonté n’est parfois pas suffisante. On peut être courageux et ambitieux, mais ça ne suffit pas. Ce n’est jamais assez. Quand on ne sait pas comment faire. On ne convient pas parce qu’on ne parvient pas à se conformer. Comme si une force mystérieuse cachée au fond de soi pulvérisait toute bonne action à sa naissance. On croit être en sécurité, tout en ayant conscience que l’équilibre est fragile. On croit que le mensonge ne sera jamais dévoilé. On ne peut pas cacher bien longtemps ce que l’on est. Ce que je suis. Mais qu’est-ce que je suis ? Pas grand-chose. Pas plus. Pas moins. Ce n’est jamais assez.

Je n’arrive pas à vomir ces larmes. C’est que tout va bien.

Peut-on user un fichier MP3 ? Peut-on ignorer ses craintes ? Peut-on se laisser périr ? L’horizon s’assombrit, et le sourire que j’arborais ce matin ne sera pas le même demain, puisqu’il sera d’une fausseté différente. Une mauvaise nouvelle chasse un souci d’une énorme futilité.

Alors, c’est comme ça que ça se passe : on noie son ennui dans la possession ? On tue ses inquiétudes dans l’alcool et la cigarette ? Et en prétendant qu’on est suffisamment fort pour surmonter tout ça, on continue de sourire aux autres en disant « y a plus grave dans la vie » ?

 

Je suis simplement dans un TGV qui n’avance plus. A attendre qu’il repart. Tout en sachant qu’il ne prendra pas la direction que j’avais prévu. Peut être qu’il ne repartira jamais. Qu’est-ce que j’en sais ? Qu’est-ce que je peux y faire, puisque rien de ce que je fais n’est suffisant ?

C’est que certains ne seront jamais faits pour tout ça. Peu importe les raisons. Peu importe les efforts. Peu importe la volonté. Puisque rien n’est suffisant.

C’est sûrement le signe qu’il est temps de partir, dans un autre pays, un autre monde. Il est temps et je tends la main vers elle.

 

** the amazing sounds of orgy **