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mercredi, 27 septembre 2017

Yeah, Right

En Octobre 2005 naissait ce blog, de mon QG du XIIe parisien, en même temps que ma relation avec Golden PL, malheureusement décrite ici à travers ses échecs, et surtout les miens. 

Bref, une grosse purge d'articles et 12 ans plus tard, l'alcoolisme en moins though, finalement, j'ai encore envie d'écrire, et mon égo a besoin d'être lu. 

C'est étrange surtout de constater que je ne peux me résoudre à fermer ce blog, ou du moins ne plus y passer sans laisser de traces. 

Contrairement aux humains, je n'attends pas plus de lui que ce qu'il me rend, et je dois dire qu'il ne m'a jamais déçue. 

Ce blog et les autres me survivront, dans cet abîme d'anonymat, et ça, ça n'a pas de prix. 

mercredi, 20 septembre 2017

Oups

I'm alive


samedi, 07 juin 2014

f#@çK

Voila 30 ans, révolus dans 5 mois. Je ne suis pas là où je m'imaginais il y a 10 ans, il y a 20 ans. 

Je m'imaginais encore moins revenir à Paris pour vivre dans le 18e, aux pieds de la butte, aux pieds des marches. Dit comme ça, ça ferait rêver n'importe quels touristes américains / japonais. 

Mais aujourd'hui, je n'ai pas envie de m'extasier sur ces escaliers, la où décide de crécher le ramassis de la lie de ces jeunes qui "kiffent trop du bon gros son" à 3h du matin, ni apprécier de vivre dans ce quartier "d'artistes-haaaan" branchés mais quand même un peu normalisés (faut bien être propriétaire surtout quand on doit accueillir le petit Garbriel - la petite Louise). 

Et si ce que j'écris ne vous plait pas, posez votre bile ailleurs. C'est lassant de devoir effacer ces quelques commentaires inutiles et haineux. Ce qui est le plus "frustrant" pour un bloggeur, c'est de ne pas être visité. Parce que bon, faut pas se leurrer, si j'écris, c'est un peu par vanité, un peu par orgueil. 

J'écris, je Blog (sur différents sujets, différents sites), je Tumblr, je Twitte, je Facebook, je Soundcloud, je Youtube. Il m'arrive que très rarement de passer sur d'autres sites, d'autres blogs. Cette semaine, j'ai écumé les blogs "mode", pour la première. Un peu pour avoir des avis sur quelques produits qui m'intéressaient, et beaucoup par curiosité. J'ai découvert tout un univers qui se porte 'achement bien : bon nombre de bloggeuses vivent de leurs articles (via la pub et les billets sponsorisés), d'autres ont publié des BD ou guides/livres liés à la mode/beauté. Tout un monde de femmes qui ont finalement réussi à mener leur vie rêvée : parler chiffon, se faire offrir des sacs à 2000 euros par leur mari qui revient de déplacement à Londres, recevoir gracieusement des produits de marque à tester et élever leur(s) "petit(s) bout(s)". Les articles restent très basiques, pour ne pas froisser les marques (et les autres éventuelles qui pourraient envoyer leurs produits). En revanche, le mari se paluche les photos de madame, car, je ne vous apprends rien, ce ne sont pas des articles de sociologies : l'important est de montrer le look de la bloggeuse, parler un peu des marques qu'elle porte et aussi des nombreux Week-Ends que son portefeuille, pardon, époux lui offre. Utile pour donner quelques idées de marques moins connues. En revanche, les commentaires, nombreux, sont d'un creux abyssal : 

"J'adooooore tes chaussures ! Il me les faut !"

"Trop chou ta coiffure, tu es trop belle !"

"J'ai hésité à prendre le 36, j'ai peur que le pantalon taille trop grand, tu en penses quoi ? Tu es trop belle !"

"Canon"

 

J'ai l'impression que la nana qui a posé ce genre de commentaires à également posté sur Doctissimo ou Magic Maman et a surement envoyé un SMS pour voter pour les beaux gosses de The Voice. 

Je me sens tellement éloignée de ces femmes-là. Pourtant, il faut bien se l'avouer, elles représentent la majorité. Je ne suis pas non plus "cool". Il parait que je ne me sens jamais à ma place. Non pas parce que je suis éternellement insatisfaite, mais surement parce que je n'ai pas encore trouvé ma voie. Tout ça évidemment tient du mot magique : confiance. Et peut être un autre : peur. 

Bref, aujourd'hui, je râle. Demain, ça ira mieux. 

J'ai rêvé de vivre en province. Mais 2 mois au vert auront suffit pour me donner envie de repartir, même à Paris. J'ai détesté aller faire mes courses avec ma liste au Leclerc avec un caddie, comme tout foyer se doit. J'ai détesté les commerces fermés tôt le soir en semaine et le Dimanche. J'ai détesté l'option obligatoire "voiture" pour tout déplacement. (Mais j'ai beaucoup aimé le 4 pièces et le balcon de 25m2, les beaux paysages, l'air respirable et ma meilleure santé).

Ce retour à Paris m'a permis de considérer la ville différemment. J'avais quitté Paris dégoutée, écoeurée, fatiguée, stressée. Je suis revenue avec l'impression que cette ville était morte, vivant dans son passé glorieux. Je suis revenue déçue. Mais moins fâchée contre la Capitale. Je n'y trouve pas ma place et je ne lui en veut plus. Alors, je serre les dents en attendant de trouver la ville qui me conviendra. Bientôt. Il existe quelques endroits qui font passer la pilule, heureusement. En attendant. En attendant mieux. 

Je me suis posée la question : qu'est-ce qui fait que Paris est unique ? 

Ses musées, ses monuments, ses vieux immeubles ? Non, Londres ou Barcelone ont le même profil. 

Le shopping, la mode ? Hmm, next. Londres, Berlin, New York sont très bien pour ça aussi. 

La mixité culturelle, la multitude de cuisines ? Non, toujours pas. Les 4 villes cités précédemment proposent la même variété culturelle/culinaire. 

La vie nocturne, ses bars, ses boîtes ? Wrong! Paris est chiant la nuit. Il n'existe pas de club digne de ce nom ou de club avec un thème bien particulier pour telle ou telle tranche d'âge (comme à Berlin par exemple). 

En tant que française, je ressens l'histoire que Paris porte (et fait vivre). J'aime me promener dans le Marais ou Montmartre, dans ces petites rues, et me dire qu'elles étaient quasi identiques il y a 100 ans, 200 ans, qu'elles ont vu des moments forts de l'histoire. Mais je suppose qu'un anglais peut ressentir la même chose pour Londres, par exemple. Alors ma question reste sans réponse. 

Enfin, Paris reste une ville que je trouve belle. Mais, comme j'ai souvent dit : on ne s'entend pas très bien quand on reste ensemble trop longtemps. 

Cette discussion interne (inside my head) prouve un autre point : j'intellectualise la moindre chose, du sens de l'humanité à l'utilité d'aller uriner après la première bière. C'est franchement épuisant. 

Comment arrête-t-on la machine ? 

What do you want from me...

This post stopped here with this in my ears.

mercredi, 19 mars 2014

How to disappear completely

J'ai toujours trouvé plus difficile de trouver un appartement en location à Paris, qu'un travail. Je pensais qu'étant donné ma non situation professionnelle, la tendance pourrait s'inverser, et qu'en 1 semaine ou 2, je trouverais mon bonheur locatif. Mais non. 

Etant complètement disponible à n'importe quelle heure (je suis venue pour cette grande cause anyway), j'ai pu visiter 7 appartements en 1 semaine et j'en ai 3 autres dans les prochaines 48 heures, ce qui reste un score honorable à Paris. 

Ils se ressemblent tous, ces deux pièces en enfilade. Ils sont même au même étage ou à peu près, même exposition, même type d'immeuble. Ils sont tous visités par le même type d'étudiants/couple d'étudiants parisiens bourgeois dont le dossier sera forcément accepté puisque "excellents garants". Seul le lieu change : Lamarck, Faubourg St Antoine, Voltaire, Olympiades, Vincennes. 

Il me faut donc ravaler ma fierté lors des visites, parfois justifier ma lose sociale : "ah... vous êtes au chômage. Bah, vous retrouverez rapidement à Paris, hein. Enfin, c'est dommage, j'avais un appartement très bien mais au niveau du loyer, ça ne passerait pas. Si vous travailliez...". 

Tout comme le boulot, j'ai envie de baisser les bras, de rentrer dans le sud et continuer mes journées à faire de la musique, un peu de sport et profiter pleinement de ma période de régression en regardant Dawson's Creek (en VO quand même), tout en me disant "c'était mieux avant". 

I'm not here, this isn't happening

mercredi, 05 mars 2014

And no one sings me lullabies

Je ne sais plus pourquoi j'ai voulu partir de Paris. J'ai déjà oublié la puanteur du métro, ma minuscule cuisine, ma chambre/salon/bureau/salle à manger, ma salle de bain de la taille d'un WC. En province, je suis, comme je le prévoyais, devenue feignante : terminé la bonne époque où je marchais au moins 30 minutes par jour au pas de course, à monter les escaliers, où je portais mes courses à bout de bras et où j'allais courir dans ces lieux qui ont fait galopé mon imagination. Je me suis adaptée à mon environnement. J'ai adopté la tenue de province, mes Converse et mon jean ne m'ont pas quitté. Et j'ai fait des économies sur le maquillage, pourtant, je n'en suis pas friande.  

Cette année sabbatique est difficile. Peut être parce qu'elle n'est toujours pas terminée. 

Et puis parce qu'elle confirme mon éternelle insatisfaction, mon envie insatiable d'être ce que je rêve d'être. A la différence qu'ici, j'ai du perdre mon envie ou mes rêves pendant le déménagement, ou bien alors ils ont fondu sous la douceur du climat. Tout à foutu le camp, j'avoue, c'est la merde. 

Je me suis endormie. J'ai lentement fermé les yeux, j'étais fatiguée, lassée de mon travail, de cette vie parisienne. Et je me réveille, aujourd'hui, presqu'une année après avoir tout abandonné, mon appartement à Reuilly-Diderot, mon travail, mes habitudes, mon confort, mon indépendance. Il ne me reste plus rien. Je suis vide. Je n'ai plus aucune rage en moi, aucune colère. Rien. Je n'ai pas non plus plein de projets d'avenir, ni d'envies, ni de plan et encore moins l'excitation de vivre. Peut être un peu d'ennui. Des regrets. 

J'espère qu'un jour, je regarderais derrière moi et considérerais cette période comme étant celle qui m'a permis de changer, de faire ce que j'ai vraiment envie de faire, comme étant cette fameuse période difficile que beaucoup d'individus connaissent. Pour l'instant, vu d'ici, ça me parait être juste le cercueil de regrets que je me suis patiemment construit, enterré dans mes mauvais choix. 

Et vu d'ici, le seul moyen d'y échapper, c'est d'abandonner les armes et de déserter le champ de bataille. Je crois que j'ai déjà commencé à fuir. Espérons que je ne coure pas suffisamment vite et qu'on me rattrapera.