mardi, 16 décembre 2008
Ah, oui...
La Saint Sylvestre pour fêter l'année
1983 à 200? - T-City. Rien. Enfin, souvent des soirées cinéma avec mes parents.
200? - Rennes. Pates Bolognaise dans une cité universitaire avec Céline et Stef. C'était chouette.
200? - Rennes. Une soirée sans interêt, avec des gens avec et sans interêt. On a fini par danser au bal populaire place des lices. C(était trop chouette, j'espèrais toujours rencontrer l'amour.
2004 - La Palmyre. Grande soirée où j'ai expérimenté le "je ne te promets pas fidélité". l'année avait commencé dans les larmes et le célibat.
200? - Liffré. Chez Fanchie. J'avais des couettes, fait la cuisine et dragué des jeunes.
200? - Paris. 12m2. Finalement, avec du recul, c'était une des meilleures soirée du 31.
2008 - Nantes. J'aurais préféré ne pas vraiment y être.
Et pour 2009, je vais m'enterrer à T-City, glander devant les téléfilms de Noël sur TF1 et M6, en portant les mêmes vêtements pendant 2 semaines, et j'espère même aller au cinéma avec mes parents pour le fameux reveillon.
En attendant, je continue à mener une vie parisienne palpitante : il est 00h01. Devant mon émission préférée de cas sociaux, qui m'a convaincue de garder ma télé pour mon nouvel appartement.
Finalement, cette note n'a aucun interêt. Me n'en tenez pas rigueur, je touche le fond et me tate à demander un arrêt maladie. Et comme dirait l'autre, c'était une année de merde, mais au moins, elle est presque finie.
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dimanche, 14 décembre 2008
Rivoli en cinquième
Il y a toujours une raison pour tout.
Oui.
Toujours une raison à notre malheur. Ce n'est pas de notre faute, mais celle de l'autre qui est méchant, celle des collègues qui demandent toujours trop, celle du petit copain ou de la petite copine qui en demande trop, celle du RER toujours en retard, celle de la société qui a créé des injustices sociales, celle des riches qui créent encore plus d'écarts avec les pauvres, celle du Président, celle du voisin qui existe, celle de l’ascenseur trop lent, celle des jeunes qui ont moins de valeurs morales que nous, celle du petit con au lycée qui nous prenait pour son bouc-émissaire, celle de nos parents pas assez riches, trop riches, trop pauvres, celle des camarades de classe qui avaient plus de succès auprès des filles ou des garçons, et qui avaient ce t-shirt de marque que nous n’avions pas pu avoir, celle de la boite qui ne nous paye pas suffisamment.
Et puis finalement, ce n’est vraiment pas de notre faute.
Non.
On peut choisir de s’en vouloir à jamais et rester au fond de son trou. Ou alors on peut également choisir d’en vouloir aux autres, de se venger, les ignorer, les détester, et se faire jeter au fond d’un trou.
Et puis finalement, on ne sait plus quoi faire. On se protège, quand on a un peu d’estime pour soi, puis quand il nous en reste encore pour les autres.
Et puis d’autre fois on se cache derrière une vitrine d’écorchés, qui nous excuse de tout. De tous nos excès, de nos tombes dans lesquelles on se terre parce que l’existence des autres est devenue insupportable, puisqu’elle nous renvoie à quel point on a soi même échoué, à quel point on est faible, vulnérable, mal habillé, maladroit, moche, associable, lâche, et sans intérêt. On se cache derrière des mots pratiques comme « incompris » ou « torturé » qui nous autorisent à jeter notre venin, à verser nos larmes, à vomir notre chagrin.
Fais-je partie de tous ceux-là ?
Tout ce que je sais, ce soir, c’est que je fais payer autant aux autres qu’à moi. Ma sensibilité me submerge parfois.
Je suis sure, malgré tout ce que j’ai pu faire, et tout ce que j’ai pu dire de mal, que je ne mérite pas que l’on m’humilie. J’imagine, toujours à tort, que mes proches seront suffisamment honnêtes avec moi et courageux pour me faire remarquer mes écarts, non pas me les faire payer.
Je suis épuisée de devoir me prouver que je suis cultivée, que je suis drôle, pleine d’esprit, que je suis capable de prendre des responsabilités au travail, de livrer un rapport dans les temps, d’être une bonne personne. Je suis épuisée de chercher un appartement, de prendre le RER tous les jours, d’être une petite amie, d’être une fille cool qui sort tous les soirs à Bastille prendre un verre, de rentrer à 21h pour manger et dormir pour tenir pour le lendemain. Je suis fatiguée d’espérer un congé maladie pour échapper à tout cela.
Je suis fatiguée que l’on me sort le refrain « tu as un travail, tu as un appartement, tu as un petit ami, des amis, alors merde, fait face au bonheur ».
Je suis tellement fatiguée, que, même si j’ai pleinement conscience de toutes ces choses bien, je n’arrive pas à les apprécier. C’est ce qui s’appelle toucher le fond, ou alors ma sensibilité me joue de sales tours en ce moment. And no one makes me close my eyes.
Mais si je ne devais plus rien me prouver et si je n'avais plus aucun défi à relever, plus de pression au travail, plus de proches à qui prouver que je suis quelqu'un de bien, serais-je plus heureuse ?
Finalement, on est tous dans un trou, plus ou moins confortable.
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