dimanche, 16 novembre 2008

Echoes

Le Madison, rue Saint Mich', Rennes. Un dredi soir. La pinte à 3 euros. On a un certain age. L'age de s'installer avec quelqu'un. L'age d'être raisonnable parce que l'on travaille, on a des responsabilités. Et le reste du bar, et même de la rue a l'âge que l'on regarde avec nostalgie et envie. On était étudiants, on rigolait bien, on avait encore les yeux qui brillent quand on pensait à l'avenir, au verre de trop qui nous avait fait coucher avec celui que l'on ne voulait pas forcément, à la bouteille d'un inconnu que l'on a bu sans se soucier des éventuels maladies qui pouvaient se glisser sur le goulot.

Un appartement, Saint Jean sur Vilaine. Une soirée fondue savoyarde chez un couple d'amis. On mange des bonnes choses. On en regrette parfois la simplicité de nos anciennes vie d'étudiants fauchés, à l'affût du bon plan, des soirées pâtes-bolognaises et des vodkas sans nom. Mais on s'y fait, finalement. Parce que les choses que l'on aime changent.

Le Social Club, Paris. Un dredi soir. Le demi à 7 euros. Les filles sont en robe "sac à patates", en laine, collants noirs opaques, botines plates ou Repetto vernies. Les garçons sont en T-shirt à message ultra engagé, jean slim taille basse et converse noires et blanches. Et nous, on est plus vieux, on est fatigué après avoir dansé une heure sur Digitalism, et on n'est pas des gravures de mode, mais plutôt un pense bête des fripes d'hier.

Un autre appartement, Enghien. Une soirée fondue bourguignonne chez un ami PL-esque. Que des inconnus entre eux. Des connaissances de cet ami. La conversation est difficile à attraper. Les sourires sont parfois forcés, les blagues sont répétitives. On parle de chat qui a le sida, de bébé, de taxe d'habitation, de comiques que l'on n'aime pas. On rentre en voiture. Ou en train de banlieue, dont le doux nom sonne comme une promesse : Paname.

Un autre appartement. Gromanche. Une soirée à avoir mal. Une soirée à se dire que demain, on n'a pas envie d'aller au boulot. On n'a pas envie de faire la bise à 15 collègues, on n'a pas envie de rentrer à 21h. On n'a pas envie de se forcer : à sourire, à parler, à être bon, à paraitre bon, à paraitre interessé, à travailler. On a juste envie d'être au week end prochain. Une soirée à penser à ce film regardé si souvent et à en sourire parce que la réplique n'est pas culte mais on en trouve toute la saveur amère. Une soirée à repenser à cette phrase qu'une amie avait affiché à sa porte, en prépa : "c'était une journée de merde, mais au moins, elle est finie". On sourit, mais on se dit que c'est ce que l'on dira pendant les prochaines années.

Good bye, i'm an asshole.

samedi, 01 novembre 2008

Another night in the city

Ce soir, je vais bien manger devant TF1 ! En attendant, The Wall fait honneur à ma platine. J'ai une vie de merde tout de même. Mais une collection de vinyles qui commence à devenir plus qu'interessante. Je vire bobo, et commence à l'assumer. Je fréquente quelques personnes de cette espèce. Nous venons tous d'un milieu de la classe moyenne, à revenus très modestes, vivant à la campagne mais ayant professionnellement réussi. Nous aimons les belles fringues mais n'oublions pas que nous "torchions le cul des poules", dixit Mr Gelbe, il y a 10 ans dans notre belle campagne bretonne, habillés par la "halle aux vêtements de St meen le Grand", ou "Super U de Vitré".

19h52. C'est le bonheur. Et mon nouvel an, je le passerai avec mes parents.