vendredi, 31 octobre 2008
Night in the city
20h28.
Echoes. Crépitements. Bière fraiche. La soirée avait pourtant bien commencé, mais il s'est avéré que mon reste de chips à la moutarde Ed est plutôt mou.
21h53.
Babe, i'm gonna leave you. 1 commentaire. Moins de crépitements. Moins de bière de moins en moins fraiche. J'ai trop mangé. J'aurais bien besoin d'une holy hand grenade of Antioch pour me reveiller. Je vais essayer de me retenir de boire une autre bière et ma vodka de Varsovie, histoire de ne pas avoir la gueule de bois demain : j'ai en effet de grands projets pour ce Week End ! Je vais chercher un Lautréamont d'occasion du coté de St Mich'. Ensuite, si le coeur m'en dit, je vais aller m'acheter un sac. Cela portera donc le nombre de mes sacs à 14 puisque 13 est plutôt étrange. Et j'ai de la chance, parce que selon les prévisions météorologiques, il va pleuvoir demain : avec mon coupe vent Quechua, je suis prête à affronter la pluie et le ridicule ! Je m'engage à ne plus le porter dès que j'ai retrouvé un manteau digne de ce nom afin de ne plus mettre mal à l'aise mes amis, pour qui c'est une épreuve que de se promener avec une personne qui porte une copie de Kway à 28 euros avec des Repetto à 145. Dazed and confused, huh ?! Je coucherais bien avec Robert Plant ou Jimmy Page, mais comment faire ? Don't know where I am going...
22h39.
Pigs (Three different ones). Pas de crépitement. Plus de bière. Mais qu'est ce que c'est bon.
Oh well oh well.
23h05.
One of these days. Crépitements. Back. Vodka in Progress. Gonna Meddle with some Knights of NI, waiting for the night to come, all alone.
23h12.
Konamav Corp. En attente de rachat.
PS : Ceci n'est pas un photoblog. Mais il n'est pas inutile de rappeler que ces clichés sont de moi, comme de tous les autres.
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lundi, 27 octobre 2008
Run Away !
20h38. Je viens de relire ma dernière note. Déplorable. Je viens de me trouver minable. Je pense qu'il serait donc judicieux de s'arrêter ici pour les lamentations inutiles et de parler d'autres choses plus gaies. Vous avez tous compris que je suis cyclothimique, torturée par des milliers de questions qui s'enchainent sans arrêt. Pas la peine que j'en fasse tout une histoire, puisqu'au fond, on est un peu tous comme cela, ou du moins, la majorité des gens que je connais.
The knight of NI, Konami.
20:42 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 26 octobre 2008
Une vie formidable
19h35. Gromanche particulièrement merdique. La cohabitation avec PL s'avère de plus en plus "no comment" et j'ai passé ma journée à regarder la télé et manger un paquet de chips à la moutarde Ed.
Mais, malgré cette vie misérable, malgré cette hygiène alimentaire déplorable (oui, je m'apprête à manger de l'aligot) doublée d'une lamentable inactivité devant de grands programmes télé (oui, je m'apprête à regarder Inspecteur Barnaby, ça me détend), je me sens "a peu près contente". J'ai été voir les fiches "copain d'avant" de mes anciennes copines de lycée. J'ai donc découvert que la plupart d'entre elles se sont mariées et ont eu un chiar et surtout, qu'elles n'ont pas quitté le village. J'ai, avec une certaine délectation sadique, regarder les photos intitulées "moi et mon chéri", "mon petit ange en vacances", "papa, maman et notre BB"... Oui, mon deuxième pseudonyme est "langue de pupute". Et non, ce n'est pas par jalousie ou frustration, mais par pur puputage. J'avoue tout de même jalouser la belle maison dans le patelin perdu au milieu de la campagne, surtout ce soir.
Ces découvertes me font apprécier ma vie merdique. Certes, je n'ai pas de logement et dépend entièrement de PL (et ai la peur de me retrouver à la rue après une vilaine dispute), certes j'ai un boulot mal payé en banlieue peu attrayante, certes, ma relation sentimentale ne tient plus à rien (ou à un poil de cul, à la rigueur), mais j'ai la chance de me dire que demain : je pourrais être à la rue avec mes cartons, célibataire, mais avec une nouvelles paire de Salomé Repetto. Pourquoi voir la vie du mauvais coté, alors que mon avenir est plein de ce genre de belles surprises, toutes aussi inattendues les unes que les autres ?
J'ai envie de dire "Plus belle ma life". Mais pas ce soir, ni demain d'ailleurs. L'idée de prendre mes deux RER et mes bus bondés me déprime déjà, mais demain soir, une gentille bière sera là, accompagnée d'un pote, si la journée se finie bien.
J'ai eu 25 ans il y a quelques jours. Je pensais faire passer mon anniversaire sous silence et le fêter sobrement avec PL, ayant pour seule contrainte : trouver un restaurant coréen. Et hop, Surpriiiiiiiiise : 3 amis étaient assis à une table. Finalement, j'ai eu une petite fête. La joie fut réelle, mais de courte durée. La joie de vivre avec PL a du soudainement me quitter, j'ignore ce qu'il s'est passé, mais l'ambiance est vite retombée... Cette année, ma 24ème était vraiment catastrophique, elle avait commencé dans le chomage et l'incertitude. Cette 25ème commence très bien : chips et squattage du lit d'un autre, dans l'appart d'un autre, dans une ville angoissante, vivant avec un salaire misérable. Je n'ai plus envie de sourire, ni de sortir, ni d'être moi. Je suis éteinte. Terne. J'ai peu d'espoir quant à trouver un appartement digne de ce nom. N'oubliez pas que je suis une incapable, incapable de mener une relation sentimentale, incapable d'entretenir des amitiés, incapable de se trouver un vrai boulot, incapable de se trouver un appartement, incapable de flairer l'arnaque, incapable de se défendre... Mais j'ai toujours la tête hors de l'eau. Je suis fatiguée. This is not happening...
19:46 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 12 octobre 2008
Variations sur DVD
Jaune : Que signifie DVD ?
Konamav :
Dix verres doudoux !
STP
Jaune :
Damien vomit, dépêchons !
Konamav :
J'ai pensé à toi, quand dans mon RER bondé et humide et chaud, je lisais mon San Antonio, qui disait
« Le calembour, c'est la fiente de l'esprit qui vole »
Parait que c'est une citation de Victor Hugo
Jaune : Tu as bien ris... de veau ! Hoï, hoï, hoï...
J'ai pas pensé à toi en faisant caca tout à l'heure.
Déraldine Voit Double !
Konamav :
Dis, Voisin, Débite !
Jaune :
D'accord, mais Vends-toi D'abord !
D'ailleurs, Veux-tu Dauber ?
Konamav :
Dis-moi, Verogne, Défébriles !
Jaune :
Diantre, ma Verge est Déstabilisée...
Konamav :
Donc la Vérité se Dévoile !!!
Jaune :
Drôle de Virilité toute Dure...
Konamav :
le Dessein de Voisin se Découvre enfin !
la Dote Véreuse Décroit… attention !
Jaune :
Dame Velue D'Asie,
Donnerez-Vous un Dindon
à Delanoë, Villepin ou Dudule ?
Désirant Visiblement un Dernier
Doigté Vicieux, Dussiez-vous
en Dégobiller, Verte Demoiselle !
Konamav :
je Dois Vous le Dire :
le Don Vaut par Défaut
pour qui Désire avec Véhémence et Délicatesse
ce Délicieux Vomi Douteux.
Dom Voisin, votre Donzelle
a Décidé Vendredi Dernier
de Démissionner de Votre Duo.
je Dois Vous le Dire encore :
ma Décision est Villepin Donc !
Jaune :
Damnation ! Vous Dites
que ma Donna a Violé notre Deal
D'où Vient ce Discours ?
De Vendée de Droite ou
De Votre Démence ?
Détaché de Vos Désirs
De Vomi Délicat,
je Doute Venir dans vos Draps
Donner de mon Venin Dangereux
Deux (ou trois) Vents Dominants
à votre Doux V**** Dru
Décidemment, Vous Déconnez sec
Devez-Vous me Dire
D'arrêter de vociférer direct ?
ou de Demeurer dans le Vice et le Drapé ?
le Duc de Varennes (D'un jour)
Konamav :
ma Décadence virevolte parmi les Damnés.
le Duvet de Votre Défense
se Dilue Vaguement mais Durement
Dans les Vagues D'été.
votre Diatribe Vile Détonne
parmi les Dérapages Volontaires Dont
le Dindon de Voltaire se Délecte.
ou se Débecte. Voyez ! la Divinité
Décharge sur Vous le Démoniaque
Dépit qui Voyage sur le Dos
Dodu de Votre Désespoir !
ma Demande est Volée, mais Directe :
Donnez le Vin au Dindon et
Déviez votre Volonté de cette Dame
De qui Vous êtes Délirant ou
Défiez le Valet de son Destin !
Demain ou Vite Donc !
Jaune :
De Volupté Divine
Mon Dindon est ventru, Donc
Dînez ! Volez ! puis Dormez...
Konamav :
a Denfert-rochereau Demain Venez !
Jaune :
D'accord, je Viendrai Donc
Konamav :
de la Défense à Vincennes, il y a Denfert
mais Demain je Vadrouille à Daumesnil
le Dessert Viendra Dredi !
Jaune :
Donc, je Viens ou Diantre ?
Donnez-moi du Vrai, ne Divaguez point !
Konamav :
Dredi Venez et Décidez,
car nous Débiterons moultes Verres de Digestifs
Jaune :
Devrais-je Vous Donner
Dix Vierges Dénudées
ou Deux Volvo Détraquées ?
Konamav :
je Décide de Voter pour la DS
vous Devez Volontairement Démouler
Directement Votre Diner.
Jaune :
Dégueulasse est Votre Décision, car
c'est Dur de Vraiment Déféquer !
mon Derrière a Vécu des Dangers
que Damien ne Voudra Divulguer...
Konamav :
Délicat Votre Derche est
Docile est votre Voluptueux Derrière
le Déjeuner est Véritablement Dérisoire
pour Décréter que Vomissures du Derche
Daigne être Victoire face à votre Désarroi
Jaune :
Daignerez-Vous me Donner
un Délai Valable pour me Dilater ?
Konamav :
votre Diarrhée est Veloutée et Détient
des Denrées Variées et Détonantes !
Dépêchez-Vous Donc
de me Donner Votre Délectable
Décoction ! Vite ! Diable !
Jaune :
Décampe, Veule Diablesse...
Konamav :
Diantre, le Vouvoiement Disparaît
je suis Déçue de Votre Diction !
Jaune :
Honnie Déesse - Décatie, Vous Dramatisez !
Konamav :
Hélas, Dediou, Demain le Vieillissement Dédommagera
Hérisson et Dindon. Désormais, Vous Dormirez !
Jaune :
d'Humeur Dépitée, je Déclare Vainqueur le Dindon !!!
Konamav :
Héros Demain, Désespéré Voyageur des Donjons !
l'Honneur Divin Descendra sur Vous, Dindon !
Jaune :
Hardi, Dindonneau aux Dents Velues ! Distinguez
les Hordes de Dodus des Dragons Vendeurs de Dodos...
Konamav :
Habillez-vous Dandy Débutant ! Voyeur des Dégradés !
Hâtez-vous Derechef et Debout, Valet des Démons !
l'Hémisphère Dantesque Démolit la Vaisselle Dindonnesque !
Jaune :
Vous Haïssez Superman...
Konamav :
Vous avez Habilement Supposé !
la Lumière a été Cachée sur Demande
Jaune :
Lol ! Cachez votre Dard !
Konamav :
Littré le dit : « Chopez les Dardus ! »
To be continued...
All rights reserved.
Jaune Inc & Konamav Corp.
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Le mistral la où il doit être, le Bouc, back in Paris
A l'occasion de l'arrivée de notre Fanchon dans la capitale, voici la suite de nos péripéties de "Plus Belle la Life", que vous avez pu découvrir ici.
PBLV - épisode 1492, Copyrights: Jaune (ici)
D’avance, je m’excuse auprès de Janie qui, malgré toute sa sympathie et sa bonhommie somme toute bonhomme, est peut-être étrangère à ce roman… Mais, aux dires de Konami, la verve littéraire et le talent d’écriture de cette chère Melle Janie n’a d’égal que la taille des chaussures de notre regretté Michael Jordan. Alors je passe volontiers le relais à celui qui n’a rien à faire d’autre en soirée.
Suite de l’épisode 1492, scène 476 : (merci d’incrémenter de 1 chaque suite de cette série, dans l’objet du courriel) :
En ce début de semaine et après un week-end bien chargé question diarrhée carabinée, le commissaire Léo (ou Jaune Léopard pour les néophytes, les néo-parisiens, les possesseurs de forfait Neo et les néopards de Californie) reprend son enquête du quartier du Mistral, là où il y a pas une semaine, Janie a mystérieusement disparu au cours d’une enquête de la Sofres portant sur le marché du lait en poudre auprès des ménagères de moins de 15 ans, place du Mistral dans le quartier du Mistral (face au café Demi-Stral, non loin de l’hôtel Mistr-à-louer et du magasin de farces, attrapes et déguisements Mis’Troll).
Jaune a minutieusement interrogé les dernières personnes a avoir vu Janie à jeun : son arrière grand-père, sa tante Suzanne (interrogatoire en WebEx depuis la Patatagonie) et Paco Rabanne. Tous sont formels : Nostradamus avait prédit cette disparition (qui, si vous ne vous en rappelez déjà plus, est mystérieuse) il y a plusieurs siècles, quand la voiture n’existait pas et que le Roi Arthur se tapait une moyenne (âge) de 4/10 en Photoshop, à l’école d’arts graphiques de Camelot…
Et oui, en effet, si on lit bien un des textes de Nostradamus :
…Janie obscurcie aux profondes ténèbres,
Son boss passe de couleur ferrugine:
Le grand dadais caché long temps sous les latèbres,
Disparaîtra comme le fer dans la plaie sanguine.
Le sol caché éclipse par ton cul
Ne sera mis que pour le ciel second.
De Fanchon Janesse sera faite pasture:
La lune sera velue et le collier bien blond
Acheter patates, gel douche, cahouètes et pinard
Quel texte étrange, en effet, se dit le commissaire Jaune (tout se grattant la tête, détail important)… Mise à part la dernière ligne (qui dénote la nature fort humaine et étourdie de notre ami Nostra, plus prompt à ajouter par mégarde sa liste des courses à la fin de ses poèmes qu’à raconter des choses intéressantes), il semble bien que ce cher érudit de Nairobi ait voulu nous transmettre un indice… Mais lequel ?
Il est vrai que la disparition conjuguée (à l’imparfait, tant il est vrai que le monde n’est pas parfait, quand même la faim dans le monde, toutes ces guerres, on est bien chez soi, tiens) la disparition conjuguée, donc, de Fanchon et de Janie laisserait plus d’un perplexe… Que pouvait donc révéler Janie de si dérangeant ?
Au même moment, la détective privée Imanok, arrive dans le bureau du commissaire Jaune…
Episode : Tout droit réservé à Janie (où ?)
Suite de l’épisode précédent qui se terminait par l’entrée de la détective Imanok dans le bureau du commisaire Léo, après que celui-ci se soit gratté la tête, en lisant une vieille prophétie retrouvée le matin même entre une feuille de soin CPAM et une pub pour du linge qui respire.
« Salle affaire, hein, Jaune ! »
Le commissaire Léo leva les yeux et croisa aussitôt ceux de la détective privée qui venait d’entrer dans son bureau. (Oui oui,on se répète, mais le public est en général assez lent pour ce type de programme).
Léo frictionna à nouveau son cuir chevelu (déplaçant ainsi une plaque de squam), et se perdit dans un flash back, (L’image se brouille, les traits sont moins nets, il y a comme un douing douing douing, censé symboliser la plongée dans le passé). Jaune se souvient alors des moments complices avec elle, main dans la main sur les rives de la marne, alors qu’ils n’étaient que deux niveaux bacs fraîchement recrutés pour l’école de police.
Il revoit leurs éclats de rires, leurs courses au ralenti le long des herbes folles et des berges humides.
De cet amour furtif ne reste aujourd’hui qu’un fils, Peter (prononcé Bideur), actuellement en vacances à Toulouse chez sa grand-mère.
« Oui, sale affaire rétorqua-t-il, en soufflant par les naseaux, comme peuvent le faire les fumeurs ou les bricoleurs lorsqu’ils se concentrent sur une pièce à meuler.
« Et le pire, c’est qu’on a aucun indice, rien qui pourrait expliquer la disparition de Janie. FFFFF (nouveau soufflement) Rien bordel ! Cri-t-il en renversant d’un revers de main la photo encadrée de Bider. (Celle-ci tombe sur le sol, le verre se brise avec fracas) « Rien !! » Hurle-til plus fort.
« Calme-toi Jaune » Imanok l’attrappe par le poignet et l’empêche de s’envoyer la tête dans le mur. « Tu mets trop d’affect dans cette histoire.Tu refais la même erreur qu’92 avec le serial bombeur.»
Elle poursuit : « D’accord, on a aucune piste, mais il nous reste encore ce tract pour le concile de trente retrouvé à deux rues de chez elle ! Ca vaut la peine qu’on foute la balistique sur le coup et qu’on arrête ce fumier »
Imanok essuie une larme. Entre le brigadier Stevenson, l’air ...(qu’on voudra bien lui donner)
Episode 1789 – La Life, plus belle ! Take 2, votre amie loueuse en série du Week End (à la rue)
Stevenson, de son joli prénom Jean-Gérard, pipe fumante et béret humide, l’air d’avoir une grosse commission en stock, surpris de surprendre notre détective dans une posture si surprenante avec Jaune Léopard, s’écria :
« J’ai, sur vos ordres, Chef, interrogé Cécile, la grande prêtresse vaudou. Non seulement a-t-elle vu les murs saigner, mais elle a pu extraire de ses mycoses quelques visions de M Joulaud enfermant dans sa AX bleue ciel tunée notre Melle Janie, consentante. »
Sortant du 36 quai des Orfèvres et se dirigeant vers le métro St Michel, nos trois détectives, haletants, transpirants et impatients, avaient devinés : Melle Janie n’a pas été enlevée, mais elle a commandité l’affaire, toujours mystérieuse pour nos policiers.
Cherchant la place du Mistral dans la capitale Française, ils se perdirent. Notre commissaire Jaune Léopard eut une brillante idée : « Prenons un Vélib’ ». Ils atterrirent Place d’Italie. « La clé se trouvait surement derrière le stock de saumon des Frères Tang, avenue d’Ivry. Trouvons une morue d’abord » s’exclama notre Commissaire Léo.
Marron et quelque peu endommagé, ils trouvèrent le précieux papyrus indiquant le chemin vers le « Mistral ».
Ils enfourchèrent tout de go leur Vélib’ et direction le « Mistral ». Arrivés au fameux troquet, ils retrouvèrent leur indic, Konami, déchet mais non moins fameuse pour sa réputation de colonne grecque. Entre deux verres de concentré de jus de pommes concentré à l’extrait d’huile d’argan, parce qu’elle le vaut bien, elle dévoila quelques nouvelles indications vestimentaires sur son amie Melle Janie : elle avait mis ses bottes noires champignon, sa jupe vert bouteille et son chemisier orange pulpeuse. De plus, c’est en pleurnichant qu’elle montra une photo…
Les auteurs : respectivement : Jaune, Janie et Konamav.
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vendredi, 10 octobre 2008
Exchange office line
Conversations de bureau. Tout va bien, mais pourtant…
(Textes en Courrier New : Konamav, Textes en Arial : Jaune)
Konamav, toute nue sous ses vêtements, s'approche de l'éboueur dans la rue BIP à 8h15.
"Humm, monsieur, vous avez une belle paire de chaussures de sécurité"
Mais étant pressée de prendre son bus, elle ne prend pas le temps d'écouter sa réponse.
Jaune, de son coté, pressé de prendre son métro, entre dans le wagon, c'est la foule. Il est 8h20. Il se réjouit de cette proximité tous les matins : il peut enfin toucher des culs tout en lisant 20minutes. Ca lui rend les doigts tout noir.
PL, quant à lui, dort. Il est 9h.
9h15, Konamav arrive au bureau. Tout le monde est nu, sous leurs vêtements. C’est très chaud... On se touche les touches du clavier
9h35, Jaune se palpe la glande sécrétrice d'huile de castor, tout en pensant à Carla la belle mais tout retombe quand il croise le regard vide de la moche, remplaçant Carla la belle, muse de son concubin. Il lit ses emails et est en érection devant le texte qu'il doit traduire : "un mode d'emploi pour un shampoing (bip)".
Pendant ce temps, chez Une certaine Société, on est toujours à poil, sous ses vêtements.
10h52, PL arrive au bureau. Il va prendre son café avec Josiane la vieille. Il se lèche les babines d'avance de la voir avaler ce liquide chaud et caféiné.
12h69 : Jaune a faim. Son estomac fait des siennes : il doit aller faire caca, il faut vider ce goulot d'étranglement, mais Carla est la et pourrait tout entendre. Pourtant, une telle intimité pourrait les rapprocher dangereusement...
13h56 et trois secondes : … "Quel foin pour une érection", se dit Jaune, tout en se massant l'omoplate gauche alors qu'il a déjà traduit deux paragraphes d'un texte publicitaire vantant les mérites d'un shampooing anti-morpions à usage intime. Carla ne moufte pas : indifférente, elle continue sa traduction déjà bien entamée, et portant sur le port de la cravate en milieu hospitalier à Mogadiscio dans le milieu des années 90.
14h04 - Jaune vient de se souvenir du prénom de la moche : Brouette (ou bien mobylette, il ne sait plus très bien). Quelle tombe, cette fille. Un cimetière mormon ferait plus de bruit, marmonne-t-il en lolant légèrement. Carla remarque l'air amusé de son brun collègue et lui lance un blanc et éclatant sourire à travers la vitre qui sépare leurs bureaux respectifs. Jaune se met alors à transpirer.
15h07 – Voilà une bonne partie de la matinée qui est déjà passée. Anne-Gwenaëlle soupire en pensant à sa traduction érotique qu’elle n’entamera qu’en fin d’après-midi, sur le coup de 22 heures. Malgré ses 300 livres, Anne-Gwenaëlle s’évertue à séduire Jaune, plus indifférent que jamais.
15h82 - Steph envoie « lol » à Konamav par le biais de la messagerie instantanée. Konamav rétorque : « toi-même ».
16h045621 – La glande d’huile de castor de Jaune est prête à exploser. Prenant le chemin de la cuisine pour se changer les idées, il croise malheureusement la jolie Carla qui a encore fait l’erreur de bien s’habiller aujourd’hui. La belle lui lance : « tu te sens bien, Jaune ? Ta glande d’huile de castor est bien grosse, aujourd’hui. ». Jaune lui répond : « Oui, heu… Bien serré, le café, s’il te plaît. » Après avoir réalisé la crétinerie de sa réponse, Jaune va aux toilettes.
17h17 – Konamav appelle Josiane la vieille. Elle tombe sur son répondeur personnalisé « Les visiteurs » : « Okaaaay, c’est le répondeeeeeur de – J-O-S-I-A-N-E - !!!!! C’est Jacqouille qui te dit de laisser un messssaaaaggge ! Okaaaay ! biiiiiiip ». Konamav laisse donc le message suivant : « écoute moi bien vieille bique, la prochaine fois que je te vois draguer mon roux de pote, tu te prends une rouste au niveau de ton troisième sein, capiche ? »
18h05 – PL quitte la cafétéria : il est temps d’attaquer la journée. La secrétaire administrative l’a appelée pour un problème de photocopie au niveau de l’attaché-case de son porte-jarretelle. PL n’est pas dupe : il demande à Jean-Yves, le stagiaire du département informatique & réseaux, d’y aller à sa place. En effet, Jean-Yves est un gros puceau et une partie de jambes (poilues) en l’air avec la peu farouche Cindy (ladite secrétaire administrative) ne lui fera que du bien.
19h07 – Jaune pleure devant son ordi et sa putain de traduction. Il en est au troisième paragraphe et bloque sur la phrase « Head & Morpions helps you having beautiful hair at a vagin & pubis level. Try it ! ». Il se demande si une traduction de Fenêtre XP ou Fenêtre Vista x64 ne le ferait pas bander davantage. Carla tourne brusquement la tête : Jaune se rend alors compte qu’il a pensé tout haut cette dernière phrase.
19h3,14 – Le réservoir de carburant de la Volkswagen Golf TDI 1,9l, noire, bon état, autoradio, double airbag, année-modèle 1999, de bipbip, est vide. Voilà ce que ça fait que de faire le tour du pâté de maison depuis trois semaines sans interruption.
19h3,15 – bipbipboy se réveille. Il tente d’attraper le mug de café froid que lui a préparé bipbip il y a maintenant 10 heures mais, le mécanisme du BZ ayant été malencontreusement forcé depuis une malheureuse partie de jambes (repoilues) en l’air d’il y a deux ans, le pénis dudit bipbipboy est coincé dans le levier permettant de replier le canapé. bipbipboy attend.
20h15 – Fanchon respire profondément le papier qu’il tient entre les mains : « Quelle belle odeur », se dit-il. Tout en tricotant un pull en laine de verre, représentant un orignal sur le devant et un motif jacquard au dos, il ose plaisanter sur le nom de son futur employeur en envoyant ce message instantané à Janie : « LOL, je suis embauché chez Atos. Et pourquoi pas Portos ou Aramis ? MDR !!! ». Bien que connectée et qu’elle ait reçu ce message à forte consonance érotique, Janie, toute en sueur, ne peut pas répondre à Fanchon car ce dernier n’utilise pas Live Messenger (comme la joli Janie) mais une version débridée du logiciel open-source Debian-Messenger ver.1.25-OpenOfficeUbuntu version tchèque. Dommage.
Suite…
(texte : Jaune. Musique : Genesis « Time table » & the Kinks « Celluloid Heroes » & The Doors « Touch Me »)
20h15 : Fanchon est franchement débité par tous ces emails qui circulent sur sa messagerie électronique Débian V2685646876.0000000. Il va se coucher et met son pyjama Droopy marron et vert bouteille, taille 16 ans, que sa mère avait acheté pour son noël 1956. Il pense très fort à Janie et se dit qu'il est bien pervers quand même surtout dans son pyjama d'enfant.
20h36 : Konamav enlève ses chaussures « Lollipops » et va s'écrouler dans le fauteuil, loin des ballerines odorantes. Il est temps de se doucher ! Mais avant, elle se prépare 1 litre de sauce carbonara et 2 boules de tagliatelles. Miam miam la soupe tagliatelles aux pates.
21h : Stéphanie fait la vaisselle après une bonne fondue slovaque. Maxime, après avoir mangé du saucisson sri-lankais en dessert et bu du Moscovitch Russe rouge clair 1789, château Géorgie, va allumer son écran plasma géant et regarde les derniers sketches d'Elie Sémoun en Dolby Suround, mais se dit que le Dvix n'est pas de bonne qualité : un screener, c'est tout moisi.
22h : Jaune, épuisé après une journée écarlante, s'en va border Sa Concubine et retourne dans son séjour pour se prendre une mousse au chocolat au lait « DIA » en buvant du Candia saveur Vanille. Il se gratte la glande et pense : « il faudrait que je me lave ».
23h50 : Jaune prend son courage à trois cheveux et son gant de toilette de la semaine et met du « monsavon, douceur intime et fraicheur continentale » sur son pied. Il se frictionne les poils et se dit « houlà, ca va faire de l'électricité statique, avec toute cette laine ».
00h : Notre Fanchon, affamé, est tout excité quand il touche son contrat de travail à durée indéterminée. Il descend manger une cracotte de nutella pour fêter ca.
00h03 : Jaune lit sa BD : Carla-Girl. Il se met à pleurer mais tout en hoquetant, dit tout haut, comme pour se remonter le moral tout seul : « dodo ». Et il va se coucher. Il est 00h5894131.
00h16 : Konamav, repue et au bord de l'indigestion, va se glisser sous la couette moisie et s'endort comme un ours.
1h : Fanchon a taché son pyjama. Pour la peine, il réserve son hôtel à Paris, près du bois de Boulogne. Il se dit « à moi les geekettes ! ». Il pense encore à Janie et lui envoie un SMS : j'ai taché mon pyjama.
2h : tout le monde dort, sauf notre Fanchon. Il prend sa peluche « Vert Baudet » et va s'asseoir devant son ordinateur portable, éclairé par une lampe à huile. Il tapote sur son clavier un message sur Facebook, destiné à Janie : « J'ai faim ».
4h59 : Notre Fanchon se dit « je suis bien insomniaque ! Aller mon petit âne vert, au lit ! En route vers de beaux et doux rêves » Fanchon se couche, épuisée des doigts. Il se gratte le cuir chevelu et se dit « non, on ne fera pas de sac avec mon cuir ».
5h18 : Jaune rêve : Carla est dans son Audi A6, vêtue d'une robe noire « MAJE », d'escarpins noirs « Mellow Yellow », d'un collant à résilles « Golden Lady », et d'un trench beige Burberry, acheté en soldes pour seulement 3000 euros chez « le Bon Marché ». Elle prend dans son sac mauve Fendi, son miroir Chanel pour se mettre du Gloss « Shiseido » couleur pourpre. Jaune, pris de panique, lui arrache son miroir des mains et le jette par-dessus la voiture, devenue une AX blanche. Ils arrivent enfin à destination : Disney Land ! Ils marchent en moonwalk et atterrissent sous l'Océan. Jaune, pris de panique, vide la baignoire car a peur du reflet de l'eau. Carla a disparue. Dans le reflet du miroir de la salle de bain, il aperçoit La Moche. Il crie de toutes ses forces !
5h38 : Sa Concubine, réveillée par les cris de son concubin, tente de consoler Jaune. Ce dernier pense poser un arrêt maladie. Il n'aime pas la moche. Elle s'habille chez « Jenifer » et Pimkie, et en plus elle achète ses chaussures dans les boutiques du métro parisien, celles à 5euros la paire.
5h59 : Jaune se lève, incapable de se rendormir. Il prend son bol de Chocapic, mais sans lait. Il va faire un footing virtuel dans sa tête et fatigué, se rendort comme un bébé.
7h50 : Konamav se lève : elle doit aller à la poste poster son recommandé contenant son énième préavis. Konamav est une loueuse en série.
8h : Jaune se lève, encore, et constate qu'il a des grosses cernes sous les yeux. Il va faire pipi.
8h20 : Konamav sort de la poste et va prendre le bus. Elle se dit : « monde de merde ».
9h : Jaune a les yeux tout humides et a mis ses lunettes de soleil pour que personne ne voie ses yeux tout bouffis par les larmes. Il arrive à son bureau.
10h10 : Konamav se dit « il faut quand même que je m'y mette ».
13:29 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 04 octobre 2008
Paint it Black
19h34. le ciel est gris. C'était une sale journée. Et les suivantes ne me donnent pas plus envie. J'aimerais juste arrêter de respirer. J'aimerais me reveiller. J'aimerais commencer à boire. Mais pourquoi je m'inflige tout cela ? Pourquoi je me punis ? J'ai juste envie de sombrer. Parce que je ne sais pas faire autre chose.
Je n'arrive plus à refaire surface. Je sombre.
Et personne ne peux plus rien pour moi, puisque je me suis mise dans cette situation inextricable toute seule. Je n'ai même pas envie de réparer mes erreurs. J'ai juste envie de sombrer.
Paris, c'est une vitrine, faite de pleines choses que je n'ai jamais pu m'offrir malgré tous mes efforts. Paris m'a perdue. Je sombre.
Et je ne peux demander à personne de me rattraper. Puisque j'ai cherché ce que j'ai. Puisque j'ai simplement tout ce que je mérite. J'ai le travail que je mérite, j'ai la situation que je mérite. Et j'ai le bonheur que j'ai bien voulu me donner. Rien. Je sombre. Parce que c'est tout ce qu'il me reste. Je ne sais pas vouloir autre chose.
J'ai si honte de moi. J'ai si peur d'entendre ce qu'ils vont me dire. J'ai si honte. Et je ne peux rien pour moi. Rien. Qui veut mon âme ?
Qui veut mon âme ?
Et je mourrai sans avoir pu atteindre ce pour quoi je me suis battue toute ma vie. Je sombre. Comment puis-je m'arrêter de me faire souffir ? Je déclare ma guerre perdue. J'ai perdu le cap. Ma confiance. Qui veut mon âme ?
Veuillez rendre l'âme...
19:43 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
vendredi, 03 octobre 2008
Don't call me anymore
Finalement, je ne pense pas qu’il s’agisse de malchance. Il m’était si facile d’imputer à cette malchance tout ce qui m’arrive de négatif. J’ai compris maintenant, et je sais que je suis entièrement responsable de tout cela. Et j’ai honte de moi, honte de toutes les mauvaises décisions que j’ai prises. Et j’en paie le prix, de toutes les manières possibles.
Finalement, je pense que l’on a toujours ce que l’on mérite.
Une personne faible comme moi se fera toujours dominer. Une personne fragile comme moi se fera toujours manipuler. Une personne stupide comme moi prendra toujours les mauvaises décisions et ne sera jamais capable de savoir ce qui est bon pour elle-même.
Je regrette profondément toutes les décisions que j’ai prises. Je regrette d’avoir fait une prépa, je regrette d’avoir fait une école de commerce et je regrette que tout ce parcours m’ait donné l’impression d’être quelqu’un que je voulais devenir : quelqu’un qui réussit, quelqu’un qui fréquente un milieu qui lui est totalement étranger : celui des classes moyennes bourgeoises et des cadres. C’était peut être un rêve légitime que d’escalader l’échelle sociale. Mais je n’ai plus la force de jouer ce rôle de jeune cadre dynamique à l’esprit corporate qui fréquente d’autres cadres dynamiques.
Je n’ai pas été assez modeste. Je ne suis qu’une fille d’ouvrier. Qu’est-ce que je fais ici, à Paris ? Pourquoi je fais ce travail ? L’ambition n’est finalement pas toujours une bonne chose, car je ne suis pas à ma place ici.
J’ai juste envie d’un peu de tranquillité pour pouvoir profiter de ma vie. Je n’en peux plus de ces petits combats. Je n’en peux plus. Je n’en peux plus de surveiller mon vocabulaire, je n’en peux plus de chercher des sujets de conversation pseudo intello-cools. Je n’en peux plus de lutter contre le marché de l’immobilier parisien. Je n’en peux plus de passer 2h30 de toutes mes journées dans un RER qui pue entourée de gens plus désagréables les uns que les autres. Je n’en peux plus de payer ma bière 4 euros. Je n’en peux plus de sourire. Je n’en peux plus de moi. Je n’en peux plus de me faire passer pour ce que je ne suis pas auprès des gens que j’aime.
Mais comment ne plus faire semblant après toutes ces années ? Mes amis et mes parents ont tellement cru en moi et en ma réussite, qu’il est trop tard pour que je les déçoive maintenant. Je ne peux pas. Et je ne peux pas demander de l’aide, puisque je suis quelqu’un de fière et stupide.
Alors, autant mourir…
17:31 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note








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