vendredi, 22 août 2008
La mort de la Mort
Bref, il fait chaud, j'ai faim de nourriture normale, je suis purement associable et je suis dans mon lit, alors que tout le monde est parti dans la boite du trou du cul des USA.
Wild world.
Votre amie du Week end, mouton libre, et pas populaire.
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dimanche, 10 août 2008
La mort s'épuise
5h10. Heure de Paris. Ici, il est 22h10. J'ai passé le plus mauvais voyage de ma vie, ou presque. Pour résumer : J'ai du enlever mes sandales. OK, elles sont originales. Puis j'ai eu droit à 2 fouilles qui sont faites sur des personnes prises "au hasard". Je ne sais pas si j'avais l'air d'une touriste japonaise/chinoise traffiquante de drogue... Mais je me suis bien fait palpée. Ma place dans l'avion était vraiment nulle (ok mon vocabulaire ne sera pas très riche) : dans le couloir au milieu, a coté de 2 espagnoles bavardes - Pléonasme... Puis finalement, pour arranger une femme avec son bébé, on a du changer et je me suis retrouvée à coté du bébé, qui fait ses dents... Sans compter le vieux d'à coté qui a vomi pendant tout le trajet. Tout ça, pour arriver en avance. Good. NOT ! Puisque l'on a du attendre 1h dans l'avion car les douanes étaient saturées. Et j'ai fait la queue pendant 2h aux fameuses douanes. Arrivée à l'aéroport, je me suis retrouvée seule, mon portable qui n'arrive pas à lire ma putain de carte SIM de merde. Bref, les larmes me montaient... Mais finalement, je suis bien arrivée à destination, comme prévu, puis j'ai été bien accueillie. Je suis allée prendre une pizza, dans un pub. Et il n'y avait que des hommes, mais aucun ne m'a adressé la parole, si ce n'est le barman. OK, je suis habillée affreusement, et je dois avoir une mine affreuse... Je n'ose même pas me regarder dans la glace. Enfin, je pensais que tout allait bien, sauf que l'adaptateur que j'ai acheté à Castorama, sur les conseils d'un vendeur, n'est pas adapté aux USA. Donc, je me retrouve sans téléphone et bientôt sans PC. Cool, huh ?! Sur ces paroles peu évoluées puisque sortant d'un cerveau défoncé, la Konamav Corp ferme ses portes jusqu'à...
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vendredi, 08 août 2008
La mort s'envole
Demain, à la même heure, je serai aux Etats Unis. Non pas parce que je le veux bien, mais parce que j'y suis obligée. Pendant trois semaines.
Et la, je suis en train de vivre le stress pré-départ. Je déroule entirèrement toutes les choses qui pourraient m'arriver.
Et de fil en aiguille, j'en suis venue à un fait indéniable : trois ans. Cela fait trois ans que je sors avec PL. Et je viens tout juste de réaliser, aujourd'hui. Et cela ne me ressemble pas : Sortir avec quelqu'un plus de trois mois est un exploit personnel, que je n'imaginais même pas réaliser. Et où tout cela va me mener ? Puisque je ne veux et/ou peux pas aller plus loin. J'ai bien des minis projets avec lui. Mais pas d'installation prévue, au contraire. Ni de mariage, s'il vous plait. Encore moins d'enfants, oh non. Alors, où cela va nous mener, puisque l'on n'a pas de projet de vie commun ?
Et bien, je n'en sais rien, et à ce moment précis, je n'ai pas envie d'y penser. La relation que j'ai avec PL me plait ainsi, pour ce qui est du mode de vie que chacun mène, à savoir très indépendant. En ce qui concerne les sentiments, rien n'est joué. Rien n'est bon. Et il y a encore beaucoup de travail. Suis-je prête ? Est-il vraiment prêt ?
Il n'est pas prêt. Il ne peut plus attendre. Et c'est vrai qu'il est légitime de sa part d'attendre quelque chose de plus de ma part. Un engagement moral/sentimental. Je ne parle évidemment pas de mariage, mais peut être de projets plus impliquants.
Et puis merde. Je pars. Je vais boire de la bud tous les soirs et tenter de ne pas penser. Carpe Diem.
Konamav Corp., ne sera pas Corporate cette fois. (mais comme on dit là bas : I'll keep you posted).
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lundi, 04 août 2008
La mort s'enfonce
Ma vie est triste. Rongée par la peur de l'échec et mes ambitions déchues. Ce n'est que l'espoir d'un lendemain vivant qui me tient debout. Ce ne sont que des illusions qui me font rêver. Comme toujours. Et j'en conclue que je n'ai toujours pas évolué. J'en suis au même point, au point de m'imaginer dans un roman. Sauf que mon roman fait du sur place. Bloqué en 2002-2005.
J'ai un travail, je gagne ma vie, je connais des personnes d'une grande valeur. J'aimerais juste compter un peu plus dans leur vie, j'aimerais juste les écouter des heures à me parler de leurs vies. Ni ces amis, ni PL ne m'entrainent dans leur monde, leurs secrets.
Pourquoi je m'efforce à me dévoiler et à me donner sans retenue, à me confier ? Je ne suis pas de leur monde. Je ne suis qu'un satellite qui sourit, et qui s'enthousiasme pour du vide.
Je m'enfonce, doucement.
Y-a-t-il quelqu'un pour me rendre vivante, à nouveau ?
C'est décidé, je m'achète un mascara. Grey.
Konami creuse.
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dimanche, 03 août 2008
La mort s'ennuie
Deuxième soirée en compagnie de Sofia Coppola. Pour me sentir moins seule, la télé est toujours allumée dans le fond. Mute, mais ici, avec moi. Je m'ennuie. Alors j'écris. Je suis narcissique, Alors j'écris. C'est une maladie dont j'ai plusieurs symptômes. Selon Wikipedia (Robert est à T-city, sorry), que je copy-paste, parce que je ne le vaut pas :
-"[Le sujet] Pense être spécial et unique et pense ne pouvoir être admis ou compris que par des institutions ou des gens de haut niveau.
- Manque d'empathie et n'est pas disposé à reconnaître les sentiments ou les besoins des autres."
La définition globale est très représentative de ce que je suis : "Le narcissisme désigne communément l'amour qu'une personne vit pour elle-même. Une telle sollicitude envers soi-même est le fondement d'une bonne santé. Toutefois, lorsque l'investissement de soi devient fermé et figé, il génère chez l'individu une tendance à interpréter la réalité en fonction de sa propre personne. En psychologie, il est courant de définir le narcissisme comme une fixation affective sur soi-même"
Je suis peut être dans une ville de loups, une perle, sans pitié. City. J'ai pensé que si je devais résumé ma vie en quelques photos, ça pourrait bien être celles-ci :
Attendre sur un quai que mon RER arrive, que la voie de mon train à Montparnasse soit annoncée, entourée d'une foule, idiote et oppressante. 
Rouler une cigarette alors que je n'en ai pas envie, boire une bière et regarder la lumière, cherchant, comme religieusement, une réponse à mes putains de questions. Mais toujours la fenêtre ouverte, pour pouvoir respirer. Et puis, je suis narcissique, alors je finirai seule. C'est pour cela que je me persuadée que ma longue vie de célibataire, sans enfant (ou alors avec celui que j'aurais adopté), sera remplie d'aventures sans lendemain, d'hommes inaccessibles, d'hommes que je rejette.
C'est marrant comme je me suis éteinte. Tout comme ma culture et mon intelligence, mon enthousiasme est de surface. Ou pas.
Y-a-t-il quelqu'un pour m'allumer ?
C'est décidé, je m'achète un gloss. Cat people.
Je viens d'écrire pendant deux heures tout un paragraphe (long et inutile) que je viens d'éffacer. Puisque je n'ai que ça à faire, je vais aller fantasmer sous la couette. M'en voulez-vous ?
Votre amie du Week End déclare les moutons libres
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