samedi, 29 août 2009
Is this it?
23h34. J’ai fini ma dernière bouteille (de San Pellegrino).
I have it all?
Aujourd’hui, j’avais donné rendez-vous à un garçon rencontré sur un site de rencontres, à mon endroit habituel, mon heure habituelle. La conversation que nous avions par email était intéressante et laissait augurer d’une agréable rencontre avec un homme d'esprit. Il avait mon numéro, moi le sien. J’ai attendu 15 minutes dans mes strappy sandals, et puis je suis partie. Sans l’appeler parce que je suis surement trop fière et parce que je suis quelqu’un qui craint toujours le refus, et surtout la honte. S’il était au rendez-vous, il n’a pas pu ne pas me voir, car j’ai la fâcheuse tendance à porter du rouge. Et puis des asiatiques d’1m76 (sur talons) en rouge, ça ne court pas les rues, même à Paris. J’ai marché, je suis passée devant mon bar préféré et je suis rentrée manger trop.
Je pense à toutes ces choses que je fais quand j’ai bu. Et toutes ces choses que je ressens quand je suis en pleine descente. Je repense à hier soir, à mon costarmoricain avec qui j’ai encore passé une 3e bonne soirée. Mais il ne me plait pas physiquement. Mais il s’en va car il travaille dans la pétrochimie. Mais il a 1 an et demi de moins que moi. C’était une bonne soirée à Parmentier (mon nouveau quartier de sortie, au passage), avec une fanfare, au moins 3 pintes (sans avoir mangé) et donc un taux d’alcoolémie pas vraiment raisonnable. En rentrant, j’ai trop mangé, et en regardant Izzie se marier, j’ai pleuré. Parce que j’avais mal au ventre. Parce que j’avais mal à la tête. Parce que j’étais épuisée. Parce qu’il y a tant de changements. Et parce qu’il y a au fond, si peu de choses qui se passent. Et puis aussi surtout parce qu’il y a aucun homme qui ferait ça pour moi. Et le lendemain matin, j’avais déjà oublié la tristesse que je ressentais, les SMS débiles que j’avais du envoyer et le kilo de risotto que j’avais dévoré. Et le lendemain, contre toute attente, je recevais un cadeau d’au revoir de mes collègues à qui je ne parlais plus vraiment pourtant. Et le lendemain, je posais un lapin à un mec qui m’avait peut être aussi posé un lapin. Et comme dirait Fanchie Blue « c’est mignon les lapins, surtout en civet ». Je me suis désinscrite de ce site. Et j’ai pris la décision de ne plus en fréquenter aucun. Et comme dirait mon shrink « il vaut mieux s’occuper de soi même que de s’occuper à chercher un homme ». Et puis cette lubie d’étude sociologique tournait presqu’à la farce. Je me contenterais de parler à mon tandem partner allemand de 60 ans et de rester chez moi cet hiver pour apprendre le japonais.
Je repense à la stupidité d’avoir fait mes courses dans le quartier de PL. A la froideur dont j’ai fait preuve quand il est venu me dire bonjour. Je n’arrive pas à effacer de ma mémoire son regard. Celui qu’il avait toujours pour moi. J’ai pris une des meilleures décisions de ma vie en mettant fin à cette relation. Car son regard me renvoyait sans arrêt ma froideur et les efforts que j’ai déployés pour mettre entre lui et moi un mur, pour me protéger de je ne sais quoi. Surement des douleurs que les autres m’avaient fait subir.
Je n’ai pas tout, j’ai presque tout. Me manque juste un régulier. Mais serais-je prête à franchir le pas à nouveau de me dévoiler ainsi, après n'avoir couché qu'avec des personnes de confiance que je vois encore, après quatre années avec le même garçon ? Finalement, le sexe n'a jamais été seulement que du sexe pour moi, sauf quand j'ai trop bu.
Je le remplace par des Floppy de Haribo, et j'ai bien mis un préservatif dans mon porteufeuille, a coté de mes cartes de visite, c'est toute l'ironie de l'affaire...
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