jeudi, 09 juillet 2009

S#@ck me

Hoquet, certes, mais mauvais donc re-writing. 2h08, matin. Dans 6 heures alors sera le début de la nouvelle journée.

Sadi j'ai assumé ma part de féminité et surtout de Parisienne. Ca peut avoir l'air stupide. Mais c'est encore un pas. Un autre, un nouveau. Vers nul part mais qu'importe. Bastille encore le soir, rue de la Lappe, mais c'est mon quartier de sorties. J'y suis un peu vieille par rapport aux étudiants, mais je "fais jeune", je suis asiatique. Gromanche midi direction Japan Expo pour découvrir cet évènement qui s'est avéré d'une rare nullité et d'un vent commercial particulier. J'y suis restée 1h, 12 euros, et pas trouvé l'anime que je voulais. Le reste de l'après midi avec Aspho and friend à parler de l'insipidité des jeunes gens d'aujourd'hui en mangeant mon premier cheese cake en France.

Et tous les jours, au travail, j'observe avec amusement et un certain dédain mes collègues. Je n'ai même plus la force de participer à leurs conversations comme auparavant, car je ne pouvais m'empêcher de les contredire, non pas par plaisir mais parce que nous étions en constant désaccord sur tous les sujets du monde. Comment ne pas rire interieurement lorsque l'on entend des débats tels que "l'épilation, à la cire ou au rasoir ?", "des strings pour les mecs ?", "une relation a distance est-elle forcément vouée à l'échec ?". Finalement, le pire n'est pas le sujet qu'ils choisissent, mais les arguments qu'ils défendent et les aberrations telles que : "Je ne sais pas comment ces femmes enceintes font pour prendre le RER, moi, quand je serais enceinte, je viendrais en taxi tous les jours", "c'est totalement stupide de se suicider à cause de son travail, il suffit de le quitter", "quoi ?! tu ne te fais pas de gommage corporel ?!!!", "j'adore le mascara Lancôme", "moi, je ne pourrais pas supporter de vivre une journée sans mon mec"...

Je suis de plus en plus exigeante envers les nouvelles personnes que je rencontre. J'aime mes amis, mes potes. Les potentiels doivent être à la hauteur et je dois dire que depuis quelques années, le marché des amis/potes est en pleine recession. On en trouve de moins en moins de valable. C'est qu'à Paris, l'offre se tarie. Surtout chez les filles. On trouve de plus en plus de presque trentenaires qui ont des comportements d'adolescentes qui gloussent en troupeau devant un SMS d'un garçon rencontré au Batofar en tentant de mutualiser leurs cerveaux pour y répondre. Les garçons restent stables. Ce qui est rassurant. Mais la mise en couple n'est jamais bénéfiques pour eux, car ils ont tendance à passer leurs Week Ends avec cette fille qui n'avait pas suffisamment de matière grise pour répondre seule à son SMS.

Dans un monde parfait, mes amis seraient tous des passionnés d'arts, pratiquant l'un d'eux mais également la langue de pute. Mais le monde n'est pas parfait, eux non plus et moi non plus. Monde de merde. Autant rentrer en Bretagne. With my mind she runs.

You taste like you went there, did you?

Tic toc, il est 2h47 en direct de Gare de L.

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PS : Je viens de relire certaines précédentes notes, et je pense que parfois, je devrais arrêter de publier directement mes textes. J'en dis vraiment trop sur moi et c'est effectivement effrayant (pour moi) et le poids de la honte et de la difficulté d'assumer ces choses écrites (et pensées donc) est difficilement supportable. Mais certaines sont fausses.