samedi, 27 juin 2009

The state i'm in

Reproduit-on inlassablement les mêmes erreurs ? Se met-on inlassablement dans ce même contexte qui conduit à la même issue ? La même.

Cette évidence est angoissante. Et au lieu de jouer la reine des glaces, je serais davantage tentée de jouer la vieille fille.

Au fond, je sais que mes histoires passées ne seront simplement que des fantômes de choses regrettées, d’échecs analysés. On a beau se dire que la prochaine fois on ne nous y reprendra plus, on finit toujours par être ce que l’on est, au fond.

3h32. Des mouettes dans la nuit parisienne.

Je pourrais continuer toute ma vie à me promener dans Paris, avec mon Lautréamont dans mon sac et une jolie tenue, mais personne ne me prendra la main. Je pourrais continuer à aller au cinéma tous les dimanches mais personne ne s’assiéra à mes cotés. Je pourrais porter mon sac de courses et mon pack d’eau mais personne ne m’aidera le portera. Je pourrais aller au restaurant mais personne ne mangera en face de moi. Je pourrais écouter mes vinyles mais personne avec qui partager cette musique. Et je pourrais mourir sans avoir tout dit. Et c’est finalement ça qui me fait le plus souffrir, aujourd’hui. Cette pensée que je n’ai pas fini ce que j’aurais du finir, avant de mourir.

C’est surement l’angoisse du temps qui passe et d’une situation qui ne change pas. Finalement, on devrait plutôt perdre son énergie à vivre pour soi, et se suffir à soi-même sans espérer qu’un homme nous aimera passionnément. Quoi que l’on fasse, qui que l’on aime, quelque soit le temps que ça dure, on finit toujours par se retrouver seule, à la case départ, à bientôt 27 ans.

On finit aussi par ne plus vraiment chercher, mais à simplement espérer. Le cynisme et l’expérience en plus. Le pragmatisme également. Et la pression sociale devient de plus en plus forte. L’ennemi, c’est le temps, c’est soi. Pourquoi prendre son temps puisque le résultat sera le même. C’est vrai que le corps change, mais pas notre âme. On vit avec notre passé. Il est la. Que faire ? L’ignorer ? On croit toujours que l’on capitalise sur ces expériences passées, mais à quoi servent-elles vraiment ? On a juste l’hypocrisie de se dire que « la prochaine fois, on ne m’y reprendra plus ». Alors, je fuis. Je bois. Je me perds dans la musique et les réflexions qui à la fin ne mènent plus à rien. Il faut que ça arrive, maintenant. Je ne serais pas une trentenaire désespérée. Ni celle qui veut absolument chercher un homme. Ni celle qui est amère et cynique. Encore moins celle qui a pour but de trouver quelqu’un. J’espère devenir simplement moi. Celle qui n’attend rien de qui que ce soi, et du reste du monde et de la vie. Celle qui se suffit à elle-même, pas celle qui a besoin de ses copines et d’une grappe de mecs pour se sentir exister et séduisante. Il ne me reste plus qu’à l’assumer. Je m’en fiche de ce que l’on dira de moi, un jour. Je devrais être plutôt fière de ce que j’ai déjà vécu, de ce que j’ai accompli et de ce que je suis devenue. Le plus difficile, c’est de regarder l’avenir avec cette perspective la. Celle que l’on devrait ne compter que sur soi même pour le reste de sa vie.

Mais, en fait, on ne sait jamais où tout ça peut nous mener. Et ce qui me fait encore sourire, c’est que l’on ne peut pas contrôler vraiment ce qui va vraiment nous arriver. C’est cette part d’inconnu qui me fait encore frissonner, à défaut d’autre chose. En attendant…

Listen to that