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mercredi, 12 mars 2008

J'ai le clavier qui fuse

19h41. Et oui, de par un miracle miraculeux, je suis chez "LUI" si tôt. J'ai visité un appartement. Rue du faubourg St Antoine. Au 3e et dernier étage d'un vieille immeuble du 18e, refait "à neuf". Un studio de 23m2. OK. Moquette : Très mauvais pour mes allergies à la poussières &co. Sous les combles, donc superficie diminuée de beaucoup. Très mauvais. Une seule fenêtre donnant sur les toits. Très mauvais et très sombre. Une petite salle de bain sans porte, avec des toilettes dégueulasses. Très mauvais. Une petite cuisine sans porte, minuscule, dont les placards puent la moisissure, et des plaques electriques très sales. Un frigo que j'ai oublié d'inspecter. Très mauvais. Moi qui voulait une cuisine séparée pour éviter les odeurs de nourriture. Conclusion, il ne me plait pas du tout. Je ne m'y sentirais pas bien du tout. Mais je pense que je vais signer. Parce que l'agence accepte le locapass et parce que je désire plus que tout éviter de passer un jour de plus chez le PL, Un jour de plus à le voir, tous les p******** de jours. A vivre avec sa famille qui appelle à 00h pour rien. A vivre avec un mec qui pense que c'est normal. La seule chose qui me ferait hésiter, est que je n'ai pas envie de prendre un appartement vraissemblablement pourri, qui ne me plait pas, et dans lequel je serais malheureuse, pour m'éloigner (et me séparer) du PL. Mais je ne peux plus. Je ne peux pas attendre la fin de ma période d'essai, début juillet, soit 4 longs et insupportables mois de torture, de vie misérable et molle avec un PL... Si je m'appelais Janie, que j'étais blonde, et sa meilleure amie, je suis persuadée qu'il aurait accepté de se porter garant avec mes parents pour que je puisse enfin retrouver ma liberté et par conséquent mon bonheur, que je rêve, chaque nuit, chaque soir que je rentre chez lui, chaque matin quand je me lève, chaque p********* de seconde de ma p******* de vie de m*****. Je n'en peux plus. Si, par malheur mon dossier était rejeté ou si je décidais de garder mon mobilipass pour un appartement qui me plait, je pense que je resterai chez le PL. Quoiqu'il arrive, c'est décidé, je quitte PL. Vivre avec lui est un enfer. chaque seconde. Chaque ronflements. Chaque coups de fil à 00h. Tout ça fait qu'il est logique que je reprenne ma liberté sentimentale et sexuelle. C'est la guerre des Roses. Ca sent très très fort le souffre. J'ai juste l'impression d'être une chose pour lui. Une chose de trop, puisqu'il a tout et qu'il me le fait sentir chaque seconde. Rien que d'être chez lui, ça me donne envie de pleurer, de vomir. Son appartement à 680E de 35m2. J'ai l'air de quoi avec mon futur appartement de 650E d'à peine 23m2. Rien que de voir ses amis me rappelle que je n'en ai pas. Rien que de voir sa famille me rappelle que je ne la vois jamais et que, contrairement à lui, je ne m'en plains pas. Je n'ai plus envie de faire partie de son monde de Mickey et Minnie. De son monde ou tout est chance et bonheur. Cocaine et marmelade. Argent et soirées. Je ne suis pas jalouse. C'est juste que tout ça me fait marrer parce qu'il se plaint de ne pas faire partie de mes priorités. Comment lui faire clairement comprendre que je galère, alors que lui à tout sur un plateau d'argent, avec la cuillère en prime. Comment faire clairement comprendre à quelqu'un qui doit gagner près de 50ke que ça me saoule de payer un resto 30e. Comment lui faire clairement comprendre que je ne suis pas de son monde. Je suis une pauvre. Et je ne me reconnais pas dans cette relation. Ce qui me ramène à Mr Goude, pour qui j'éprouvais les même difficultés. Cette différence de milieu et de rapport à l'argent à pour simple conséquence de creuser les écarts. Je ne vois pas la vie comme lui, et comme Mr Goude. Et ça, c'est l'arrêt de mort d'une relation. Alors, dois-je attendre 2012 ? Dois-je me résigner à ne sortir qu'avec des mecs pauvres ? Non. J'ai déja donné. Que dire de plus ?! Rien ne va plus. Le seul bonheur dans ma journée, c'est quand je suis au travail. Loin de tout ça.

Ce qui me donne envie de pleurer, ou de boire, ou les deux (c'est encore mieux), c'est qu'au fond, je n'ai jamais le choix. Cet appartement, je dois le prendre. Parce que je suis pauvre. Cet appartement qui est faussement refait "à neuf" et qui pue la moississure, et qui est sale, je dois le prendre. Quel autre choix ai-je ?

Si seulement j'avais quelqu'un à qui parler. J'en peux plus de lui parler à lui, PL. J'en peux plus de n'avoir que son avis qui pour moi ne veut plus rien dire, puisqu'il me donne l'impression de toujours exagérer. J'ai juste envie d'un ami, qui m'écoute, qui me conseil. Un ami qui soit juste la. Mais mon ami, c'est toi, super blog ! Hourray !

Puisque tout le monde vie dans le plus grand bonheur avec son copain, copine. Je n'ai plus d'ami disponible pour moi. Puisque tout le monde a des grand projets d'achats ou de location d'appartement à deux, ils ne sont plus la. Pourquoi je serais la pour eux. Finalement, si j'étais seule, sans ami, famille, rien, je serais heureuse. Si seulement j'avais le courage de faire ce que je tente de faire depuis si longtemps. A quoi ca sert de se battre pour avoir un travail et gagner beaucoup d'argent si on ne peut même pas se contruire sa vie ? Sa propre vie ? A quoi ca sert de faire des efforts, à quoi ca sert d'appeler ses "amis" ? A quoi ca sert de s'excuser de ses mots, de ses réactions, à quoi ca sert de ravaler ce que j'ai de plus cher, cad ma fierté si c'est pour avoir une relation sentimentale pourrie, sans avenir. Sans bonheur, sans sexe. A quoi ca sert de vivre à Paris si ce n'est que pour larver seule, l'envie de toute chose s'étant envolée à partir du moment où j'ai posé mes valises chez lui ? A quoi ca sert de continuer ? alors, au lieu de réunir mes forces pour faire ce dont je crève de faire, je bois. Et je sombre dans mes larmes. Qui n'arrivent plus vraiment à couler. A quoi ca sert ? A quoi ca sert de vivre pour rentrer le ventre serré, le coeur qui bat de stress de devoir squatter chez lui ? A quoi ca sert ? A quoi ca sert de continuer ? Il arrive. j'arrete de vivre alors. Comme d'habitude.