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vendredi, 29 février 2008
Et c'est reparti comme en 14
18h. J'avais pris ma journée pour visiter des appartements. Grace au 1% Logement, on cherche un appartement pour moi. Trois visites. Deux appartements d'une horreur écoeurante, un appartement plutot présentable, avec plus d'avantages que d'inconvénients. Mon dossier est insuffisant : mes parents, garants ne gagnent que 3 fois le montant du loyer. Et je suis en période d'essai. Le Loca Pass existe mais ne sert à rien puisqu'aucun propriétaire ne l'accepte. Conclusion : il m'est plus que difficile de trouver un appart convenable et un propriétaire qui veuille bien de mon dossier. Par conséquent, je suis condamnée à eternellement squatter chez le PL. Chose qui devient pour moi de plus en plus difficile à vivre, pour des raisons couplesques et parce que je ne suis libre de rien, malgré son hospitalité sincère.
J'emmerde la vie. Et elle me le rend bien, ou vice versa. Je pense que je suis quelqu'un qui est profondément torturé, malheureux, blessé si profondémment (par divers évenements tristes et nombreux) que le bonheur n'est qu'une sorte de chose ephémere, superficielle, inexistante pour moi. Jamais je n'ai pu dire dans ma vie : "aujourd'hui je suis heureuse, aujourd'hui ça va". Je ne suis pas non plus l'être le plus malheureux, mais il m'arrive tellement de petites choses pas très sympathiques, successivement, sans répis. Il y a toujours ce petit truc qui m'obsède. Qui me torture. Cette chose qui m'empèche de trouver le sommeil, de dormir paisiblement sans faire de cauchemard. Je rêve d'être sans conscience, de ne plus pouvoir réfléchir. Que dois-je faire ? Je n'en peux plus de compter sur les mêmes personnes. De pleurer sur les mêmes épaules. De me confier à la même personne. De vivre chez cette même personne. Tout tourne autour de lui sans que je l'ai vu venir. Je suis prisonnière. Je suis prise au piège de sa vie. De ses amis. De sa famille. Je l'ai voulu sans que ça aille aussi loin, je l'ai voulu, mais j'ai aussi fermé les portes à ma vie, à mes amis, à ma famille. I'ma slave to him now. How com I end up where I started????????
J'emmerde la vie. Pourquoi suis-je comme je suis ? Je ne suis même pas capable de lire Shakespeare en Anglais. Je ne connais pas les tenants et aboutissants des délires politiques français. Je ne sais même pas ce qu'il se passe dans le monde. Je n'arrive même pas à me souvenir de l'histoire du bouquin qui m'a le plus marqué. Je ne suis pas foutu de me faire des "potes" au boulot, ni même de tenir une conversation de plus de 2 minutes. Je ne suis pas drôle. Je n'ai même plus d'amis. Sauf Stef, et Annso. Je ne suis même pas jolie, pas présentable, pas sortable, pas joyeuse, pas dynamique. Merde, et comment j'ai pu avoir les hommes que j'ai eu ? Mis à part le vieux SDF bourré d'hier qui m'a trouvé charmante, à la gare d'Aulnay sous Bois, je ne suis pas séduisante pour la gente masculine de mon age. Je ne connais plus par coeur les chansons des Beatles qui ont bercé mon enfance. Je ne suis plus que l'ombre d'une bouse dans un champ fraichement abandonné.
J'emmerde la vie. Alors pourquoi suis-je encore ici, en train de respirer ? En train d'écrire une lettre de demande d'aide dans le vide internetaire ? Pourquoi je me pose tant de questions alors que la réponse se trouve dans la fin.
En attendant la fin, je me noie (dans l'alcool), en esperant me noyer.
Votre amie du Week End, tombée dans le gouffre profond de la lassitude.
PS : Ca sent le souffre, pas seulement que pour ca, Mr P.
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