dimanche, 21 juin 2009
Journal d'une vieille dégueulasse bis
00h07. Jail House Frog, curly, Floppy, les voisins du dessous qui fêtent leur emenagement sur de la musique de trentenaire génération casimir - all i hate actually, de retour at home, quoi, après quelques heures de discussion sur la vie avec un bon vieux pote. Un sadi comme les autres, à déambuler dans Paris comme une parisienne ordinnaire, célibataire - ou Whatever - St Germain, Bastille, Gare de Lyon, ici Gare de Lyon, encore.
Le musée du Louvre a changé, au 2 étage. Se promener en talon aiguilles n'est pas commode sur le pont des arts et il faut être ridicule-proof. Par conséquent.
Mais ce soir, je ne vomirais pas. Je n'ai pas encore baptisé mes toilettes. Une nouvelle ère commence. Donc.
For your love that i'll never get. As usual. So i go to bed and forget. As usual. And tomorrow will be the same as today. Like Yesterday. so 12.11 am. Backwards. looking back. As usual. Collarbone. go on, go on. Beer, French fries, no sex, and the city. Kick me, monsieur. On fucking good music, monsieur. Viens. Fais moi oublier all. Me. Fais moi l'amour monsieur. Bonne nuit. Et demain, we'll forget us.
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dimanche, 14 juin 2009
Bonsoir Monsieur, tu viens avec moi ?
Ca devrait être le moment où les questions qui devraient m'empêcher de dormir devraient être "Comment faire pour continuer à nourir cette relation avec PL ? Que dois-je faire pour que ça marche ? et blah blah BULLSHIT."
De quoi s'agit-il ? Ces derniers temps, j'ai passé mes week ends à marcher seule dans la ville en écoutant du Kylie Minogue, surement inconsciemment pour la démarche "sexy". Pendant un instant, je me suis sentie flatée quand la vendeuse m'a dit qu'elle aimait beaucoup ma robe. La vendeuse du rayon mercerie du Bon Marché, donc mon euphorie est vite redescendue. Au fond, j'avais l'air de rien parmi les belles parisienne de Sevre Babylone et de St Germain. Alors je suis rentrée chez moi où j'ai l'air un peu plus chic que la moyenne.
Ca faisait des semaines que je n'avais pas versé une seule larme, malgré la situation inconfortable, malsaine et triste à laquelle je dois faire face. Puis un sadi soir comme un autre, avec ma bonne bouteille de vin (deuxième !) et un bon repas préparé par moi, pour moi et moi seule, j'ai pleuré en fumant et en écoutant the prostitute poem. Et pour la première fois depuis des années, j'ai appelé mes amis. Ils étaient la. Et ça fait du bien de se dire que finalement, on n'a pas besoin d'une petit ami pour se sentir entourer. Ca m'a conforté dans l'idée que je ne suis pas seule, et que j'ai des amis qui savent. Et surtout qui ne me jugeront certainement pas pour mes choix d'indépendance et de liberté. Alors j'ai rejoint Aspho et Jaune au Reflet. Je suis rentrée seule, à pieds. J'ai parcouru tout le boulevard St Germain. Puis les quais de Seine, le long du campus de Jussieu. Il était presque 2 heures, la lune était basse, dorée, et cotoyait les immeubles. Il y avait une multitude de jeunes étudiants bourrés, des bouteilles de sodas, de vodka bon marché, de bouteilles de bières, de paquets de chips premier prix. Et soudain, je me suis sentie suis loin de ces jeunes, je n'avais pas envie d'être avec eux, ni de partager leurs kronenbourg et de me faire draguer par un étudiant en Arts ivre mort en sweat à capuche puma. Alors j'ai continuer mon chemin, regardant avec amusement cet amas de viande saoule, et puis ils étaient derrière moi. Ne restait plus que la lune a coté de la tour Natixis, le pont, le métro qui passait, la seine, sombre. Gare de Lyon, ici Paris Gare de Lyon. Le boulevard est presque vide. Comme toujours. Mais mon horloge est là. Je suis rentrée chez moi, avec le constat que j'ai bien changé. Que je ne boirais plus dans la bouteille d'un inconnu Place St Mich', que je ne girais plus sur les pavés place St Anne avec mon mélange vodka orange Marque Repère en faisant semblant d'être cool. Ca ne m'empechera surement pas de finir dans le lit d'un autre, ni de me retrouver dans une rave party avec Roger ou un meeting de secte politique avec Alexandre.
"Bonsoir Monsieur, tu viens avec moi ? Tu viens mon chéri ?"
Au fond, on a tous faim. Ne reste plus qu'à savoir ce que l'on est prêt à faire pour manger ce que l'on veut vraiment. Ne reste plus qu'à savoir comment faire pour l'obtenir. Ne reste plus qu'à l'assumer. "Je dois manger, n'importe quoi."
Gong.
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jeudi, 11 juin 2009
Set the control
Le ciel était bleu, les nuages blancs, la nuit se levait et dans l'euphorie du moment, avec un bon vinyle des Pink Floyd, en l'occurence A saucerful of Secret, dont j'ai fait joyeusement l'acquisition samedi dernier, je me suis allumé une cigarette, à ma fenêtre, les yeux rivés vers le ciel bleu, nuit. J'ai tenu deux minutes montre en main. J'ai du avaler une tonne de Tic Tac pour oublier le goût de la cigarette, qui en avait pour la première fois depuis que j'en fume occasionnellement, le même que lorsque j'avais allumé ma première Camel près du cimetière du village, avec Stéphanie. Nous avions 14 ans. En écrasant ma cigarette à peine entamée, je me suis alors demandé "combien de temps également je tiendrais, à faire des efforts pour un autre, pour une relation dont l'avenir reste simplement de la spéculation sentimentale sur ce que l'on est capable aujourd'hui de dire que l'on serait capable de faire et d'être demain" ?
Après une autre fournée de Tic Tac, et cette fois, pour le plaisir, et après une envie urgente d'aller me laver les mains pour effacer cette odeur si lourde et persistante, j'en suis toujours au même point. J'ai encore le souvenir de ce goût si particulier et finalement désagréable, de ce crépitement doux et discret de la cigarette qui se consumme, et de la fumée sortant de ma bouche, et de ce geste qui en était presque naturel et dont une certaine class se dégageait, comme si l'on avait assimilé cette image de la femme troublée et blessée qui fume pour remplir son corps de quelque chose qu'un autre n'a pas su donner.
Nous avons poliment convenu d'une "pause officielle", pas d'une "pause à la Ross". Au fond, je sais ce que j'y perdrais et ce que j'y perdrais. J'assumerais ma décision, qu'elle prenne une direction ou une autre. C'est ce qui m'effraie et me rend la tâche encore plus complexe. J'aimerais pouvoir me laisser aller et prendre la direction que l'on m'indique. Parfois, on a simplement besoin d'un homme classique et traditionnel et d'être une femme classique et traditionnelle. Ce rôle de femme indépendante et forte est fatiguant. Et ne mène qu'à devenir et rester une femme indépendante et forte, mais célibataire. Mon centre d'interêt n'est pas "l'homme". Certaines femmes sont dans une sorte de quète obsessionnelle de la recherche du "mec", écument Afterwork et rencontres, toujours sur leur 31 au cas où. Lorsque je remettrais des préservatifs dans mon portefeuil, c'est que la chose sera donc officielle, la chose étant le célibat. Je ne sais pas vraiment pourquoi nous laissons l'autre chose trainer, pourquoi nous ne prenons pas de décision. La passion ne devrait pas laisser le temps à la reflexion, puisque l'on est passionné et donc certains de ce que l'on veut, ce que l'on est. Je ne comprends pas pourquoi nous devons réfléchir. Est-ce parce qu'il est difficile de mettre fin à quatre années partagées ? Est-ce que le doute est normal ? Si l'on s'engage pour l'avenir, ça devrait être spontanné. Mais c'est vrai, on envisage le futur en pensant à toutes ces choses agréables que l'on a passé, dans le passé. On se dit que l'on aimerait les retrouver. Je suis nulle en relations. Surtout en relations sentimentales. Je suis et resterai une fille complexe en quète de perfection et de passion. Cette pause, c'est pour lui, pour qu'il réfléchisse. Ou pour qu'il trouve la force de me dire au revoir, comme moi j'ai su le faire.
Ce qui me fascine presque, c'est que j'ai l'impression de mieux connaitre Mr G ou mon Bobo Parisien que PL. Pourtant, j'ai passé cinq mois en tout, eux deux cumulés. Il s'agit peut être de cette "connexion", de ce "truc" que l'on a avec quelqu'un, qui ne s'explique pas, et qui contribue tellement à entretenir une sorte de magie autour de la relation, de la personne, un mythe en fait. Qui au fil du temps se transforme en une sorte de malédiction douloureuse car on sait. On sait que l'on s'aime mais que l'on ne peut partager plus. On est donc condamné à choisir entre deux directions : celle qui nous mène vers une relation que l'on doit contruire avec efforts et volonté, en réfléchissant ou celle qui fait mal mais qui reste spontannée. C'est un choix que je ne ferais pas. Je laisserais la vie choisir pour moi.
23h50. Je tombe de sommeil depuis ce matin. Pourtant, on n'est qu'au début de la nuit. Le moment de la journée que je préfère, les seuls lumières étant celle des autres et celle de mes bougies. Ca me donne l'impression d'être hors du temps. I belong the night.
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