jeudi, 13 août 2009

Ticked

Ca fait partie des choses que l’on n’aime pas vraiment. Alors on l’évite. Le conflit. Et puis il faut dire que parfois, ça ne sert à rien, ou à pas grand-chose. C’est ce que je fais. Je fuis le conflit. Et en même temps, je fuis la réalité, mais je n’y vois aucune relation entre les deux. C’est qu’il n’y en a pas.

Je me raccroche donc à ce qu’il me reste : moi. Ce n’est pas glorieux. Mais c’est déjà ça.
Note pour moi-même : éviter de faire en sorte que mon destin ne ressemble à la Marquise de Merteuil.
Je n’attends plus grand évènements dans ma vie, ni d’hommes. J’ai toujours redouté ce moment où mon cœur serait empli de courroux envers le genre masculin. Je ne laisserai plus jamais mon âme, mon amour à qui que ce soit. Car je me trompe toujours, ou alors on me trompe, on me vole, on m’empoisonne. Je resterai enfermée. Personne ne détient la clé. L’amour n’est pas fait pour tout le monde. Et puis c’est un cadeau qu’il faut mériter ?

lundi, 10 août 2009

...till Monday

Enième week-end. Je ne sais plus, ou si, je sais. La réponse ne vient toujours pas. Peut être qu’elle n’existe pas. Ca ne sert à rien de chercher, alors. Ca ne vient pas. Alors en attendant je ne fais rien et je fais n’importe quoi. Et puis, ce n’est peut être pas n’importe quoi.
On ne sait rien de ce qui va nous arriver demain. Pourquoi prévoir ? Pourquoi s’évertuer à chercher à construire quelque chose, alors qu’il n’y a rien finalement, qui naitra de tout ça. Et puis quelqu’un fera tout disparaitre. Je ne sais plus. Ou si. Je sais. De nouvelles questions. Ca complique la chose. Je sais quoi faire. Ou, non, je ne sais plus. Non plus. Et puis tant pis. Qu’importe. Paris, c’est beau la nuit. J’ai tant de difficultés à regarder les autres dans les yeux, de peur qu’ils voient tout. Je ne sais plus quel rôle je suis censée jouer aujourd’hui. Et puis, est-ce que je sais ce qu’est d’aimer quelqu’un, parce que l’on m’a dit que je ne savais pas. Je ne sais pas, alors. C’est donc cela. J’ai si peur de ne jamais pouvoir. J’en ai tellement peur que j’en mourrais. Pourquoi lorsque je regarde devant moi, je ne vois que les erreurs que j’ai faites hier ? A quoi ça sert de regarder derrière pour tenter de ne plus faire les mêmes choses, les mêmes mauvaises choses ? Au fond, je ne sais plus. La pression est si forte. Je ne sais plus si je m’en sors, ou non.
Mais ce que je sais, c’est que les gens comme moi finissent toujours seuls et en enfer. Il suffit de pousser la porte.

dimanche, 02 août 2009

From Mojito...

18h22.

En ce gromanche, je cuve mes Mojitos et tente d’oublier le ridicule qui s’est collé à ma peau et dont le spectre est resté me hanter jusqu’au prochain épisode. J’ai encore un mal de crane dont je vais me souvenir encore toute la semaine, et un foie qui fait un peu grise mine. J’ai fini ce livre qui me rappelle étrangement mon actuel état de délabrement physique et mental. C’est parce qu’hier soir, avec Stef, nous sommes passées à la soirée d’anniversaire de R. qui avait eu la bonne idée de s’équiper pour confectionner des Mojitos, boisson que nous avions bu plus tôt dans la soirée dans plusieurs bars de la rue de la Lappe avant de partir manger et boire une bouteille de Malbec, le tout, dans un lapse de temps relativement court, le soleil venait de se coucher. J’ai du passé la soirée à raconter des idioties (dont heureusement je n’en ai plus aucun souvenir) avant de m’écrouler sur le canapé sans pouvoir bouger et parler. Après avoir monopolisé les toilettes pour vomir mes repas, Stef m’a enfin conduite dehors, il pleuvait mais c’était si bon. La pluie ne m’a toutefois pas lavée de la honte et du ridicule mais au moins, nous sommes rentrées saines, sauves et avec toutes nos affaires.

En ce Gromanche, précis, j’ai l’impression de vivre ce que sera le reste de mes Gromanches post-cuite : une punition d’avoir trop bu pour me donner le courage de feinter que je suis la meilleure, la plus drôle, la plus originale, la plus intelligente. Une punition de devoir aller au commissariat pour porter plainte contre inconnu pour dégradation de bien privé. Une punition de devoir manger des lasagnes Leader Price et de boire du coca dont je le gout est mauvais puisque tous mes sens sont encore annihilés par les effets des Mojitos.

Je crois que je vais simplement fermer mes rideaux, aller m’écrouler sur mon lit pour mourir devant Grindhouse pour me mettre de bonne et joyeuse humeur avant la semaine de travail.

22h13.

La descente est, je l'avoue difficile. Ca passera.