dimanche, 23 octobre 2005

Symphonie sur un balcon

Ce week-end fut marqué par deux évènements majeurs.

 

Sadi (ce soir):

Le Grand Live du Mouv’ au Grand palais. The Film, the Noisettes (la chanteuse fait la roue tout en poussant la chansonnette et avale son micro) et the Servant (le chanteur qui parle Français a bu une Kronenbourg sur scène et tout le monde est parti après leur prestation). Entre les adolescents au sourire orthondonté, les soixante-huitards, les bobos fans des Sevant et les versaillais drogués qui font du pogo, l’ambiance battait son plein (notez qu’un ton ironique est employé). Se prendre un slammer sur la tête, ca fait mal et ca décoiffe. 1h45, direction Champs Elysées. 3h16 : le Noctilien me dépose à 5 minutes de chez moi).

 

Dredi :

Commençons par le début de ce week-end.

Il faut alors que je parle de mon Parisien Lorientais pour l’entière compréhension du récit. Rencontré il y a une semaine, nous avions passés quelques moments sympathiques notamment l’épisode du cinéma dans lequel nous avions trinqués avec nos verres de vin rouge (verres vendus individuellement au rayon frais recouverts d’une opercule en aluminium) acheté dans un Daily Monop’ (pure produit pour bobos et célibataires urbains).

Avec Soso, mon pote de l’ESC Rock, et mon Parisien Lorientais, nous nous sommes incrustés dans une soirée organisée par trois colocataires qu’aucun de nous connaissaient. Atmosphère galvanisée dans un appartement du 13e. Heureusement, nous avions bu chez moi de la Vodka de Pologne, de l’eau de vie (faite par mon grand-père avec des pommes de Mayenne, parce que la Mayenne, c’est beautiful), du Montbazillac pour accompagner les burgers que Hollywood Canteen nous avait livré. J’allais oublier aussi les 8,6 que nous avions bu sur le trajet, dans le métro. Les gens nous regardaient comme si nous étions à poil. Deux grammes.

Soso et moi avons visité l’endroit et nous avons atterris dans une chambre vide : l’envie était trop forte, il fallait pourrir quelque chose. Nous avons glissé les deux préservatifs (encore emballés) trouvés sur la table de nuit dans la guitare classique avec laquelle un garçon s’est amusé à jouer du Radiohead pour impressionner les filles. Je sais, c'est nul, mais avec trois grammes, nous avions bien rit.

Je ne sais ni comment, ni pourquoi je me suis soudain retrouvée sur le grand balcon avec mon parisien Lorientais qui m’a embrassé. Il a ensuite témoigné un petit intérêt pour moi, interêt que j’ai tenté de satisfaire manuellement. Toujours est-il que j’avais eu alors l'envie d’enfiler un facteur et de manger une huître. La tentation était trop forte, et mon taux d’alcoolémie aussi (3,5 grammes et 1 dose de THC). Afin de ne pas trop éveiller les soupçons, il fallait cesser cette "conversation" troublante...

 

La soirée s’est finie comme ce soir, avec le N02 arrêt Gare de Lyon.

mercredi, 19 octobre 2005

Petit essai sur l'hostilité du milieu PBE

La classe préparatoire est une expérience tout à fait particulière. Surtout si on la vit dans un lycée privée sous contrôle de l’Etat. J’avais atterri là comme si j’étais tombée sur une grenouille. Ce fut une période ou j’avais oublié de me retirer les calamars que j’avais sous les aisselles… Malgré cet état d’activité qui m’a animée pendant ces deux années, la grande famille des écoles m’a ouvert grand les bras.

Voici un texte que j’avais écrit lorsque j’étais en plein dedans, et qui vous mettra dans l’ambiance.

« Dès la rentrée, j’avais déjà noté la prépondérance du milieu bourgeois citadin. J’étais parmi les enfants de fonctionnaires, militaires, nobles, bourgeois chefs d’entreprises, cadre sup., etc. j’étais parmi l’élite.

Voici un échantillon de ce à quoi j’avais droit tous les jours :

Marie entre dans la salle de cours et se dirige vers un groupe de filles, devant moi. « J’aime bien ton fute, Louise, dit-elle, dans une totale indifférence.
-bah merci
-tu l’as acheté où ?

-à C&A en solde, 11€ !!!! Je ne sais pas combien ça fait en francs, j’ai du mal à convertir…
-ouais, moi aussi, intervins Julie.
-mais, c’est simple !!! Rétorqua Cathy, 15€ = 100Frcs, tu calcules par rapport à ça… »
À ce moment, j’étais assise en face d’elles, épatée par la profondeur et l’intérêt de cette conversation qui tournait autour de sujets aussi futiles qu’un pet d’oiseau au dessus de l’océan indien. J’attendais donc avec impatience l’arrivée de Mr Superblague (le professeur de mathématiques aussi) pour son cours d’informatique, qui n’a de cours que son nom, quand j’entendis avec stupéfaction Noémie qui venait juste d’arriver, s’écrier : « Oooooooooh !!!!! C’est mignon !!! Le petit poisson !!!!!!
-ouais, répondit Julie, la propriétaire du morceau de papier plastifié. C’est un poisson Petit Bateau, il y avait du parfum dessus…
-c’est trop mignon ! » Et Noémie enfonçait le clou…
C’était juste un poisson en papier. Et oui, lorsqu’on a le cerveau désintégré par 7h de cours ou quand on est naturellement stupide, on ne sait pas quoi dire pour combler le vide qui existerait si ils/elles avaient quelque chose d’intéressant à dire.

Même après un Week-end, ou 2 semaines de vacances, les discussions vides de sens fusent de partout !! Je ne savais plus où donner de la tête : « t’as fait quoi ce Week-end ?
-Oh, bah j’ai travaillé et j’ai regardé Popstar.
-Ah ouais, moi aussi. » Fin de la conversation, chacune des 2 filles regagnent sa place. Pourtant, elles sont scolairement intelligentes… comme quoi, la réussite professionnelle ne requiert pas forcément une expérience personnelle riche… il faut être simplement scolaire.

« J’ai eu 12 à ma colle !! Lança FanDePégé.
-moi, j’ai eu 16, annonça Philippe.
-j’a eu un sujet sur le mariage, comme si j’avais la tête du mariage… (Effectivement) »
Bon en bref, ils parlent de leurs notes de colle de philo.
« Et bah moi, crâna FanDePégé, quand je suis allée en Calédonie, j’avais un billet jaune et j’ai ramené du fromage ! (Oh, la rebelle…)
-mais on n’a pas droit ! Informa Ahmed, on peut ramener des bactéries !!
-ouais, t’as des hôtesses, elles t’aspergent de produits, j’avais l’impression d’être un moustique (ah, si seulement…). »
Vous avez compris. PapaMaman payent le voyage d’été pour que leur progéniture s’améliorent en langue ou s’ouvre à une nouvelle culture

Ils aiment aussi se plaindre, se différencier par leurs activités extra-scolaires, ils profitent vraiment de la vie et de leur jeunesse. En fait, ce sont des jeunes qui s’éclatent : « ouais, ce Week-end, je suis rentrée, j’ai lu mon allemand dans le train. Ma mère était en retard. J’ai regardé la télé. D’ailleurs, t’as vu l’émission sur la 1 ?? J’ai été sur le net mais moi personnellement, je tchatte pas, ça craint, raconte Louise.
-bah moi, j’ai mangé avec Paul, on a passé la soirée ensemble, tranquille, il a joué de la guitare, chanté du JJG et on s’est endormi après avoir regardé Buffy, on était fatigué… »

Mais n’oublions pas que nous sommes ici en milieu préparationnaire de bas étage. De bas étage effectivement : « eh, Louise, il paraît que tu lis Mickey Parade ! Lança GrosQ.
-euh, ouais, répondit-elle, d’un air gêné, qui t’as dit ça ?
-Charlotte ! C’est trop bien, hein ?!! »

N’ayez pas peur, ne vous enfuyez pas !! Mais vous, vous avez de la chance, ils sont tous agglutinés en prépa, vous êtes donc épargnés par cette espèce qui lit encore Mickey Parade ou Picsou Magasine à 20ans.

Ils s’échangent des numéros entre eux et affichent des pages sur les murs des classes !! Ainsi, j’ai donc abandonné tout effort d’intégration dans ce milieu qui m’est toujours aussi hostile qu’au début, chose qui ne me dérange pas le moindre du monde

Le préparationnaire supporte difficilement la séparation du foyer familial et le renoncement à tout confort alimentaire : « ouais, c’est dégueulasse, il y à un devoir samedi matin ! On peut même pas rentrer chez nous le Week-end pour se poser, ‘tain, c’est nul !!! »

La vie du préparationnaire de bas étage est sans réel intérêt, même les potins ne sont pas salaces : « Julie est sortie avec régis à l’intégration ! Annonce Louise.
-ah, ouais, je sais.
-bon, ils se sont juste embrassés un soir… Sinon, il y a Rémi qui veut sortir avec Alexandra. Il l’a embrassé mais il était saoul. Il a dit à Cathy qu’il ne sortirait pas avec elle car elle est trop bien pour lui. Il préfère la première année qui est un peu moins bien… »

Le PBE ne sait pas s’amuser et profiter de la vie. Ils ont peur de tout mais ne pensent qu’à une chose qui à de l’importance à leurs yeux : eux même. S’il vous adresse la parole, c’est pour vous demander un gâteau, un chew-gum ou une cigarette. Leur devise « moâ, moâ, moâ ». Leurs conversations se résument, comme le dit l’ex tolarde du Loq, Cécile à « Papa, Maman, mon permis et Harry Potter. »

La prépa est dangereuse pour la santé, à consommer avec modération. Compte tenu des risques de dépression ou de disparition de la personnalité. »

Je dédicace ce texte à l'ex tolarde du Loq.

 

mardi, 18 octobre 2005

Idiothèque

Après avoir raté le RER de 8h38, je suis arrivée au boulot à 9h05, et mini chef m'a, comme elle le fait si bien, lancé son regard de veau enragé. (Précisons au passage que les horaires sont 9h - 9h30 maximum pour arriver au boulot). J’avais l’impression, qu’aujourd’hui, j’avais glissé sur un raisin sec…

J'ai comme, je fais depuis le 11 Juillet, exercé mon métier d’approvisionneuse. J'ai passée la matinée à résoudre un problème sur un colis qui vient de Suisse. Le fournisseur l’envoie, et il transite par la plateforme logistique de la boîte (histoire de se faire un peu de sous sur le service : contrôle qualité). Il est refusé par le réceptionneur car il n’a pas le chèque pour payer la TVA. La Poste ne repasse pas. Le colis repart en Suisse. J’appelle le fournisseur, en Suisse, qui me confirme que le colis est bien revenu chez lui, je lui demande donc de réorganiser une expédition car le chèque est prêt. Et c’est reparti pour un second voyage en France. Sauf que le colis est encore refusé car ces cons de Suisses ont oublié de nous dire qu’il nous facturait les frais de port qu’on devait payer avec cette fucking TVA. Du coup, le colis a encore été refusé. Le montant du chèque qu’on avait préparé ne correspondait plus… Le colis s’en est allé, encore, bredouille. Bon, pour finir, j’ai refilé ce plan à mon mini chef. Hé.

Le reste de la journée se passe ainsi, à régler ces problèmes de livraison, de délais non respectés, à lécher le cul des clients, à régler des litiges de comptabilité, c’est-à-dire de factures non payée par la boîte, réclamées par les fournisseurs que l’entreprise encule sèchement. Les factures dont l’échéance est dépassée de 120 jours, c’est un prêt que la boîte s’octroie à taux zéro !

Et le summum de la journée, c’est quand je passe les commandes : je clique sur le bouton « créer commande », un fichier Excel se créé et il tombe dans ma boite mail. J’ouvre le ficher joint et j’envois la commande par active fax. Et quand il y en a 40, tu t’amuses ! C’est ultra épanouissant.

Bon, le soir, départ autorisé à partir de 18h, si tu pars plus tard, t’es mieux traité le lendemain. Tu as presque droit à un « bonne soirée » de mini chef quand tu pars…

Apres cette journée à l’usine, je suis donc partie me faire une expédition à Montparnasse. J’ai fini à la Grande Epicerie de Paris où j’ai succombé au Cadbury noisettes entières. Parfois, je me fais peur : j’ai des bouffée de comportement de parisienne…

Enfin, un jour ordinaire.

lundi, 17 octobre 2005

Blog fachion attitude

Première note.

Bon, il est très tard, et je pense que j'ai décidé de créer ce blog sur les ordres de mes insomnies... Puis aussi pour voir si je suis capable de m'occuper d'un blog mieux que de mon Bonzai (paix à son âme).


Mes deux meilleures amies sont parties à l'étranger (l'une à Tralee et l'autre à Groningen). Elles m'ont tannées pour que je visite leur blogs, mais j'avoue que j'ai eu une monumentale flème d'aller y faire un tour.

Bref, je suis moi aussi loin de chez moi, loin de Rennes. Paris...

Il est 00h16, dans quelques heures, commence une * semaine de stage (eh oui, j'ai attéri à Paris par contrainte) dans une * PME de conseil et d'externalisation des achats située dans la plus fameuse des banlieue parisienne.Je dois être d'attaque pour faire face à *.

(dernier paragraphe sensuré, j'ai pas encore fini mon stage... je ne suis pas suicidaire à ce point!)