mercredi, 04 novembre 2009
Où il est question de rhinocéros
Môrdi matin, le trajet vers ma banlieue chic était plutôt pénible. Moi qui d’habitude marche en mode parisienne, j’ai plutôt mis le pied sur le frein. Normal, je baignais dans ma sueur. Mais je ne me suis pas évanouie ce qui tient du miracle sachant que j’ai passé une heure debout dans le RER/métro. Ce qui m’a permis de tenir le coup, c’était ce type qui a mis 20 minutes à rouler son joint devant des bourgeoises qui tapotaient des emails pour Chanel sur leur Blackberry. Arrivée au travail, et aussitôt repartie : comme je ne savais pas ce dont je souffrais, par principe de précaution et puisqu’il y a des femmes enceintes. Bref, arrêt maladie de trois jours.
Le premier, j’ai réussi à m’endormir en riant devant un journal, puis j’ai commandé 2 burgers que je n’ai finalement pas touchés en regardant M6 (qui nous apprend comment customiser un t-shirt avec la photo du petit Côme). Après 12 heures de faux sommeil, jour numéro 2 commence. Je dois manger puis attendre 16h pour aller déposer mes feuilles d’arrêt maladie à la CPAM et chez mon employeur (j’ai osé porter le jeans mais avec mes escarpins, ma corpo-rébellion ayant des limites et puisque je vais bientôt faire partie d’une liste d’un syndicat, faut que je me la joue corpo-engagée-modèle). Par ce temps de fièvre et souffrant d’une incapacité à l’inaction et l’inactivité, j’ai fini par aller m’acheter une jupe aux Galeries Lafayette (j’ai eu une vague de sueur en calculant 40% de 75 euros, résultat, je n’ai pas réussi), parce que j’avais besoin d’un pull. En ce jour numéro 2, j’ai pu me faire à manger. C’est soir de football. C’est soir de fête donc. Mais le chocolat noir (même le Monbana) a failli m’achever. Je conseille donc les Pyrénéens, les chances de garder son repas sont plus grandes qu’avec un carré de chocolat noir de la marque Mayennaise. Peut être que tout est lié.
Ceci dit, en temps de maladie donc de flemme et de faiblesse (physique), un homme à la maison ne serait pas entièrement superflu. Les aspects pratiques de l’homme à la maison sont significatifs mais lorsque la santé est meilleure, comment se débarrasser de l’homme à la maison, puisqu’il devient inutile ?
Plus sérieusement et à 37,8, mon célibat qui est réellement un choix à 99% ne me pèse pas et c’est ce qui m’inquiète. L’idée de renouer avec les affres de l’amour ne me séduit plus. Comme je suis une bien piètre petite amie, c’est plutôt une décision salvatrice pour la société, les éventuels (mais improbables) petits amis, et aussi pour moi-même : « le célibat, oui, mais pour la vie ! »
Comme beaucoup de geeks, je ne sais pas séduire (ou alors je suis indécemment à l’aise avec les garçons qui ne me plaisent pas du tout). La preuve, le week end dernier à un anniversaire, j’ai discuté avec un garçon petit, chauve et marseillais. La discussion est devenue intéressante quand nous avons parlé de livres. Certes j’ai confondu Uhlman et Joffo, mais pour ma défonce, je n’avais pas encore décuvé de la veille et j’avais encore beaucoup bu et fumé sans avoir mangé. J’ai fini par lui donner mon numéro. Et si vous voulez savoir, il n’a pas rappelé. Et qu’il soit petit chauve marseillais ou grand avec une pilosité normale et breton, ça m’est absolument complètement égal. Tout comme mes il#1 et il#2 qui font les morts. J’avoue que je ne fais aucun pas en avant, ni prétends en faire. Je ne réagirais que face à un stimulus. Je reste sur ma position « si on me veut, on vient me chercher ». Fini les sites de rencontres. Et comme dirait Jean Michel Larqué « il n’y avait aucun intérêt à venir le tacler, ils étaient à 4 contre un ».
22:15 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





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Commentaires
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Ecrit par : Charlotte | dimanche, 15 novembre 2009
Réponds à Charlotte ! Elle n'attend que ça !
Ecrit par : Jaune | dimanche, 15 novembre 2009
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