mardi, 19 mai 2009

Les Neuronales

2h43. On est déjà encore demain. Le Week End dernier, je suis sortie. C'est à tel point significatif qu'il fallait que ce soit dit. Et écrit. Dredi, soirée bières et cigarettes, amis de l'ami de mon amie. J'ai conclu la soirée par la réponse à la question fatale "mais c'est où ?" : "dans ton cul", ce que l'assemblée a très peu apprécié puisque le seul commentaire a été un silence long et plutôt gênant, suivi du départ de presque tout le monde. Sadi, visite de l'aquarium du Trocadéro. Décevant. Mais si j'avais eu 5 ans, j'aurais apprécié. Direction Perreire pour s'engouffrer dans la banlieue morose Nord pour aller à la soirée anniversaire / annonce du second enfant / annonce du futur emmenagement dans un appartement plus grand d'une copine de l'ESC. Retour, Paris Nord, Gare de Surface. Il est 1h du matin. Direction Oberkampf pour l'anniversaire de la soeur du PL. C'était sur le chemin et j'avais encore soif. Après avoir joué la reine des glaces, m'être fait renversé de la bière sur moi par un illustre inconnu mais pour qui je ne l'étais pas avec en prime pour excuse la réplique de la soirée "je t'en veux", après m'être ridiculisée auprès d'un ami du PL par mes confessions post "je consulte donc j'intellectualise", après avoir marché sous la pluie et pissé entre deux voitures, après avoir volé quelque chose qui devait manquer à quelqu'un qui nous a ensuite attendu à la sortie de la soirée clash (qui était au passage tout sauf ce que j'aime, miam), après s'être caché dans un hall d'immeuble pour éviter le quelqu'un, après m'être laissé embarquée dans le délire du cousin du Nord qui voulait faire les Champs Elysées en taxi et boire du champagne (sans trouver un seul bar ou une boite ouverts à 6h, Paris à 6h du matin, c'est déjà Gromanche) et après avoir fini à Gare de Lyon, pour finalement se faire gentillement jeter parce que le train bleu express ne servait pas d'alcool avant 11h, j'ai pu rentrer chez moi.

Il est 3h02 du matin. On est toujours demain. Je crois que j'ai tout retourné. Ma vie, mon appartement, mon entourage. Ne reste plus qu'à établir le plan d'action pour ranger tout ça. Mais je sais qui je suis. Alors je sais que tout n'est qu'une partie d'un cycle. C'est lassant de toujours recommencer les mêmes choses, se poser les mêmes questions, ressentir les mêmes choses. Dire les mêmes choses.

+5.

Je suis donc sortie ce Week End et me suis frotée aux dangers de la sociabilisation. J'ai encore tellement le cerveau déconnecté que je n'arrive même pas à croire que je vis. Je ne sais pas si c'est l'alcool, ou les autres "choses" que j'ai pris, ni la fatigue ou l'émoi d'avoir fréquenté des gens. Je ne sais pas encore comment appréhender la suite. Vite, un pot de chambre.

+6.

Il est temps. alors.

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