mardi, 21 avril 2009

In a Coma

Dans cinq minutes, il sera onze heure.

J'ai trouvé absolument pompeux le texte précédent. Ce Week End passé a été propice à la reflexion. Les réponses à mes questions n'ont pas vraiment été particulièrement constructives. Tout ce dont je suis sure, c'est que la frontière entre l'amitié et l'amour est inexistante. Dans certains cas, of course. Je suppose une tonne de choses. Les "si" me désespèrent.

J'ai l'impression d'être folle, de vivre coincée dans mon passé et projetée dans un futur qui n'existe pas. PL m'a offert la mer ce Week End. Paris était loin. Le présent si douloureux était resté à Paris. C'était dans le lieu de vacances privilègié des Parisiens et des Nantais nantis. Mais la ville moche était dernière nous, puisque nous n'avions d'yeux que pour la mer. Pourtant, je me revoyais avec G, quand nous avions dormi dans le petit voilier des jumeaux dans le port de plaisance, et je me souviens quand il m'avait donné une pièce en me disant "allez, va jouer". C'était au Casino. En passant par Nantes, de vieux souvenirs me sont encore revenus. Mon premier baiser dans le passage souterrain de la gare, la première fois que je pris un taxi, en face de cette gare, les nombreuses 8.6 que je buvais seule en pensant à ma vie sentimentale pitoyable tout en perdant mes pensées face au Chateau, le cour Saint Pierre, la rue de Strasbourg, les voies du tramway qui me permettaient de rentrer chez moi quand j'étais trop saoule. J'ai parfois l'impression qu'il me sera impossible de revivre à Nantes, tellement la ville est chargée de souvenirs d'une saveur indiciblement étrange. C'est dans cette ville que j'ai rencontré les deux hommes qui m'ont littéralement brisé le coeur. C'était presqu'indescent d'y être avec PL. Hautement insupportable.

De retour à Paris, Paris. La vive et banale réalité qui fait que ma vie est d'un banal mortel et que je trouve invraissemblablement normale et insignifiante. Il faudrait que je cesse d'entrevoir quelques explications de mes actes passés et certaines réponses à mes interrogations concernant l'avenir dans les séries américaines et dans ce film que je regarde un peu avant de me coucher. Je m'éparpille. Je me dissous. Je commence à reprendre la guitare et m'achète une Fender que je ne sors plus de son étuit. Je commence à me renseigner pour des cours de Japonais mais hésite encore avec le Coréen. Je ne sais plus s'il faut que je prenne LYRE ou KMAR. La seule chose que j'ai réussi à terminer, ce sont mes études. Qui me servent strictement à rien. Le temps passe. J'ai bientôt 26 ans. Je suis incapable de m'investir dans une relation sentimentale et dans ce travail qui, certes ne me plait pas, mais me permet de me nourir et de me loger. Je perds du temps. Ce temps si précieux. Qui passe et qui n'attendra pas que je prenne une décision. Et c'est la première fois dans ma vie, la première fois que je peux dire que je me laisse porter par la vie, parce que prendre une décision est trop douloureux. Je laisse pourrir la situation, l'inaction et la passivité sont si facile à adopter.

Je me trouve déprimante. Ces textes sont déprimants et d'une qualité douteuse. Ces textes seront toujours le reflet de ce que je suis. L'inconstance est humaine. L'inconstance, c'est moi.

Konamic Battle Weapon Inc.

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