lundi, 16 mars 2009

Suck me, I am famous

15h45, sur fond de rien et de claviers, de toux, et derrière un volet cachant la magnifique rue ensoleillée de la ZA, je commence à chercher. Personne ne le sait. Mais je cherche à quitter ce monde. Car ce monde n’est pas pour moi. Je cherche donc à fuir ce monde d’ambitieux malsains friqués et vêtus de costumes de marques. Fuir ces « conf-call », « team meeting », « brainstorming qualité », « je rentre à 22h chez moi, comme je suis trop indispensable », « RDV ce soir à l’after work sur les Champs », « file moi ton numéro d’Iphone », « fais moi un feedback sur tes tasks », « dresscode corporate », « Ski en Mars et Plongée en Juin », « tu ne peux pas prendre de congés pendant les 3 prochains mois, c’est le rush », « je te push le mail des minutes du meeting avec le board des US »…

Peut être que le monde de l’entreprise, tout entier n’est pas fait pour moi. Je cherche quand même.

En attendant, j’avoue, je dépérie à vue d’œil. J’ai l’impression que c’est encore une blague, que le temps s’est arrêté et que j’en suis encore en 2005, dans ma petite PME, supervisée par ma Mini-Hitler qui me surveille au moindre écart vestimentaire, de formulation et d’horaires.

Il est temps que ma situation professionnelle change. Je n’ai postulé que pour 3 postes, dont 1 pour lequel il me manquait le diplôme FLE, un autre la connaissance d’une langue et un autre dont l’annonce datait de quelques mois. Sans compter une candidature spontanée pour un organisme à l’étranger mais qui me semble peine perdue.

 

La quête vers le holy job ne fait que commencer. Difficile de s’y mettre quand on se fait sucer par la merde corporate.

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