jeudi, 29 janvier 2009

Yes, I am, again

 

Bonjour, je m’appelle Konamav, je suis parisienne.

Aujourd’hui, je n’ai mis que deux heures pour rentrer du travail. J’ai bousculé seulement trois personnes dans le métro et je n’ai maudit qu’une seule vieille qui était trop lente et une seule femme trop parfumée dans le RER.

Oui, cela fait depuis plus d’une année que je suis parisienne. Au début, je ne l’assumais pas. Je pense que je ne devais pas réaliser la chose, je la niais tout en bloc. Puis, petit à petit, j’ai commencé à fréquenter de plus en plus de parisiens. Et au fil du temps, on s’entrainait dans notre « parisiennisme ». Je dépensais tellement. Je n’avais plus de vie, ou si, mais la passait dans les bars lounge et les restaurants. Et puis un jour, j’ai voulu décrocher. Mais c’était impossible. Je continuais d’acheter des choses trop chères, pour oublier. Oui, pour oublier que j’étais parisienne, ou alors, pire, peut être, pour me glisser dans l’anonymat de la foule. Pour faire comme tout le monde. Je sais que le chemin vers la guérison va être difficile, et que je vais surement passer par de lourdes rechutes, mais j’ai envie de m’en sortir. J'ai commencé à aller dans des bars  "pour étudiants fauchés" dans  le 11e.  C'est un petit pas, mais  c'est  un pas vers l'avant.

J’ai pris conscience grâce aux « Parisiens Anonymes » qu’il faudra que je me montre très patiente et que je fasse d’insurmontables efforts.

Cependant, grâce à ce comité, je pense que j’ai suffisamment de soutien pour m’en sortir.

Merci.

Gnarf.

Commentaires

Les riches, les pauvres, les Mercedes tunées, les soirées jet-set, les boutiques Dior et leurs clientèle et l'historique (et supposée) supériorité de Paris par rapport au reste qu'on veut nous imposer et nous faire avaler...

Voilà les raisons de ma petite culpabilité d'être parisien. Mais comme je ne possède ni voiture, ni costume Dior et que je ne me sens pas supérieur en quoi que ce soit, je me dis que je suis épargné et que je m'en fous d'être à Paris.

Creusons un peu sous les pavés, sous le goudron, derrière le béton et on verra la campagne, j'en suis sûr !

D'ailleurs, je me demande souvent quelle est la couleur de la terre, la vraie, dissimulée par les immeubles haussmaniens, cachée sous des dizaines de mètres de trottoires, d'égouts, de canalisations, de métros, de RER... On pourrait y faire pousser quelque-chose, vous croyez ?

À une époque, ce n'était que des champs et des forêts...

Ecrit par : Jaune | samedi, 07 février 2009

gnarf également :-)

Ecrit par : marav | vendredi, 13 février 2009

ma pauvre

Ecrit par : Lou | dimanche, 01 mars 2009

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