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vendredi, 25 avril 2008
Ouh la
17h33. Paris.
Je ne saurais expliquer pourquoi, mais j'ai l'étrange sensation qu'il se trame quelque chose pour moi.
Bien que je me sente seule, ici ; bien que le quotidien PLesque est douloureux / difficile / orageux / dangeureux / destructeur / ennuyeux / routinier / floupi ; bien que je n'ai pas de travail au travail, j'ai l'impression que quelque chose va me tomber sur la gueule.
Quelque chose.
Je suis en stand by mental. J'attends un appartement, j'attends une vie "sentimentale" plus trépidante, j'attends du travail, j'attends des soirées. Je ne suis pas complètement inactive, mais je me sens molle. Je me sens agonisante. C'est ce quotidien, peut être. Surement.
En attendant, je trépigne, je me plains, je bois. Il me manque assurément quelque chose. Plusieurs choses ?
Je sais ce qu'il me faut pour me rendre un semblant "heureuse". Je n'ai pas de but particulier dans la vie, si ce n'est m'amuser, sans blesser qui que ce soit (ou le moins de monde possible). Mon tri selectif d'amis en est une des fondations. Pourquoi irais-je m'embarasser la pensée de personnes qui ne veulent pas la même chose que moi ? Pourquoi donc m'infligerais-ce la présence délétère de personnes faisant la gueule sans arrêt, jamais content, jamais mécontent ? Pourquoi enfin devrais-je faire des efforts pour des gens qui n'ont même pas la politesse de s'excuser de leur comportements et réactions vraiment exécrables ?
La vie c'est juste une grosse partouze mentale (et parfois sexuelle). Ceux qui veulent partouzer avec moi sont la bienvenue. Les autres, allez sonner à coté, c'est peut être l'ennui qui vous attend.
A Paris, quand je me promène seule, ça me rappelle cette période, quand je lisais dans le jardin des Tuileries, quand j'errais dans le musée du Louvre, quand me me balladais avec le sourire au lèvres sur le Canal Saint Martin, mais avec un pincement de mélancolie sèche, parce qu'aucun homme ne m'abordait. Malgré mes gros efforts vestimentaires, ça n'a pas vraiment marché. Moi, habillée en femme, avec des robes et des talons aiguilles, ça n'a pas l'air d'attirer le regard des hommes séduisants, intelligents et célibataires à Paris. J'ai la vague impression (vague, hein), que j'ai attiré les hommes que j'ai mis dans mon lit par une tenue plutôt négligée, meaning le vieux jean du lycée couplé avec un vieux sweat-shirt délavé, le tout coordonnée avec des baskets Adidas pas très féminines.
Enfin, me diriez-vous, un trou est un trou, aussi charmant soit il.
Certes, j'ai un peu déconné sur la conclusion du paragraphe précédent, mais que voulez-vous, on ne se refait pas. Je serai toujours une fille un peu garçon manqué (mais qui fait tout de même des efforts à se féminiser, avec maladresse), un peu grossière, un peu alcoolique, un peu bizarre, et très indépendante.
La fusion, c'est pas pour tout de suite. J'ai juste envie de profiter de la vie, de cet instant présent si délectable. Non pas que je déconsidère tout engagement sentimental, mais pourquoi se fixer des objectifs alors que je suis si jeune, si peu prête à faire des tonnes de concessions pour un homme. J'ai déja tout donné à un homme. Il semble qu'il ait oublié de me rendre tout ça. Depuis... La fusion n'est plus pour moi. Pas pour l'instant. Cela ne veut pas dire que je ne m'engage pas, que je ne m'investis pas. C'est juste que fusionner, c'est trop me demander et c'est m'enlever ma liberté et ma sacro-sainte indépendance. C'est pour cela que j'ai absolument besoin de trouver un chez moi bien à moi, décoré par mes soins.
Voilà, j'ai tout dit, maintenant, à vos verres et au mien !
Konamav, une salariée bien corporate.
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Commentaires
prout
Ecrit par : PL | vendredi, 25 avril 2008











